Marc Halévy: “L’ordre et le chaos”

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    Ordre Chaos

    Qu’est-ce que le chaos ? Et qu’est-ce que l’ordre ? Comment s’expriment ces deux notions sur les plans cosmologiques et sociétaux ? Et de quelle façon l’ordre et le chaos doivent-ils s’articuler pour déboucher sur des mondes voués à la prospérité plutôt qu’à la destruction ou à la sclérose ? Telles sont les questions posées ici par le physicien Marc Halévy, qui, à travers des notions héritées de la philosophie et des sciences, nous pose un problème éminemment politique.


     

    Si l’on en croit la Théogonie d’Hésiode, le Chaos est une des trois éléments fondateurs du Tout. En voici le texte : « Avant toutes choses fut Chaos, et puis Gaia au large sein, […] et puis Érôs, le plus beau d’entre les dieux Immortels, qui rompt les forces, et qui de tous les dieux et de tous les hommes dompte l’intelligence et la sagesse dans leur poitrine. Et de Chaos naquirent Erèbe et la noire Nyx. Et, de Nyx, Ether et Hémèrè naquirent, car elle les conçut, s’étant unie d’amour à Erèbe. »

    Associé à Gaïa, qui symbolise la Substance universelle, et à Eros, qui symbolise l’Intention universelle, mère de toute évolution, le Chaos symbolise le désordre originel, donc l’absence d’ordre, l’absence de cette forme que la langue grecque appelle Eidos, qui a donné le mot « Idée ». Le Chaos est l’antonyme de l’Esprit qui est la source des Idées, de l’Esprit qui ordonne et organise. Avec Hésiode, toute l’histoire des mondes fait passer du Chaos à l’Esprit.

    Eros n’engendre rien, mais il fait engendrer. Et le Chaos engendre, comme par parthénogenèse, la Ténèbre (Erèbe) et la Nuit (Nyx) qui, à son tour, enfantera la Clarté (Ether) et le Jour (Hémèrè), tous êtres sans forme.

    Chaos

    L’idée de chaos.

    La correspondance avec le texte biblique de la Genèse est frappante. En voici la traduction littérale : « Dans un commencement, Il engendra des Elohim avec le Ciel et avec la Terre. Et la Terre devint tohu et bohu, une Ténèbre sur la faces de l’Abîme et un Souffle des Elohim sur les faces de l’Eau. Et Il dira : ‘Elohim, une Lumière adviendra’ … et une Lumière adviendra. » Ce sont presque les mêmes mots : Terre, Ténèbre, Abîme, Lumière, etc.

    Là-bas, on parle des dieux et, ici, des élohim (des « déités ») avec le double sens du mot èl dont élohim est constitué : « dieu », d’une part, bien sûr, mais, d’autre part, aussi « pour » ou « vers », qui désigne une destination, une intention, une vocation. Les Elohim, comme Eros, désignent la flèche du temps, le sens des engendrements et émanations. N’est-ce pas une belle définition que celle des dieux comme « ce vers quoi l’on tend » ?

    Pour les anciens, le Chaos est une absence d’Ordre. Et toute la cosmogonie, d’abord, et la cosmologie, ensuite, est la longue histoire de la mise en Ordre du monde, du passage de l’informe à la forme, de l’inorganisé à l’organisé.

    Et puis, il y a le fameux tohou wa-bohou qui a fait couler tant d’encre et qui est le pendant hébreu du Chaos. En effet, tohou est à rapprocher de téhom, qui est l’abîme, le vide, la vacuité, l’absence absolue. Quant à bohou, il dérive sans doute du verbe bahah et du substantif bahyah qui signifie la « consternation ». Ainsi tohou wa-bohou signifie quelque chose comme “vide et consternant”. Vide de toute forme et consternant d’absurdité, d’absence de sens : c’est bien cela le Chaos.

    Ainsi, pour les anciens, tant Grecs qu’Hébreux, le Chaos est une absence d’Ordre. Cette absence est aux origines du Réel. Et toute la cosmogonie, d’abord, et la cosmologie, ensuite, est la longue histoire de la mise en Ordre du monde, du passage de l’informe à la forme, de l’inorganisé à l’organisé. Le long chemin qui part du Chaos pour arriver à l’Idée réalisée, à l’accomplissement de l’Esprit, au déploiement du Kosmos grâce au Logos.

    Ordre

    L’idée d’ordre.

    Le Chaos, dès les origines et pendant trois millénaires, a signifié quelque chose comme « désordre » ou, mieux, « absence d’ordre », ce qui n’est pas totalement la même idée. L’idée d’ordre est donc cruciale, puisque le Chaos en est réputé être le contraire. Explorons-la…

    Quand peut-on affirmer qu’il existe de l’ordre au sein d’un ensemble, surtout si cet ensemble est évolutif ? Un phénomène n’est jamais parfaitement identique à un autre ; une relation entre deux phénomènes n’est jamais parfaitement reproductible ou récurrente ; aucune structure n’est réellement permanente.

    C’est l’homme qui « reconnaît » une forme, conçue idéellement par ailleurs, dans un agencement peut-être fortuit : aucun tronc d’arbre n’est réellement conique.

    La « tête de cheval » entraperçue dans la forme d’un nuage n’est qu’un ordre illusoire. L’ordre mécanique des assemblages reproductibles n’existe que dans les artefacts humains. Dans la Nature, au mieux, on ne peut parler que de similarités d’ordonnancement.

    Mais que signifient « similaire » ou « semblable » ? Il y a là comme une odeur d’approximation, de proximité, de « distance » faible dans l’espace eidétique.

    La notion d’ordre soulève deux questions : celle de l’existence réelle et non illusoire de formes géométriques ou processuelles dans le Réel, et celle de récurrence, même approximative, de ces formes.

    La forme est-elle seulement idéelle et phénoménologique ? Je veux dire par là que c’est l’homme qui « reconnaît » une forme, conçue idéellement par ailleurs, dans un agencement peut-être fortuit : aucun tronc d’arbre n’est réellement conique, cependant tous les troncs d’arbre ont vaguement une forme de cône rugueux, plus ou moins tordu et déformé. Mais une « forme dé-formée » a-t-elle encore un sens opératoire ?

    Univers

    L’univers, un vaste ensemble évolutif.

    L’univers est un vaste ensemble évolutif d’événements qui produit sans cesse de nouveaux événements venant s’accumuler aux précédents ; tous ces événements ont, entre eux, des relations diverses, notamment d’engendrement (ce qui fonde la notion de « temps » par la précédence de tels événements sur tels autres). Mais cet univers possède-t-il de réelles propriétés d’ordre qui ne soient pas seulement des fictions ou illusions humaines ? Est-il un Kosmos au sens grec ? Ou tend-il vers un Kosmos ? Il y a certes des récurrences approximatives, des similarités indéniables, des processus partiellement reproductibles, des similitudes d’engendrement ; mais tout cela permet-il, sur le plan ontologique et non plus phénoménologique, de fonder les notions d’ordre cosmique ou de « lois universelles » ?

    Car voilà bien la seule question que posent, conjointement, la métaphysique et la physique : y a-t-il de l’ordre réel dans l’univers réel ?

    En imitant Blaise Pascal, on peut – et c’est mon cas – faire ce pari ; mais est-ce satisfaisant pour l’esprit ?

    Il n’en demeure pas moins que, même phénoménologiquement, la notion d’ordre doit impérativement être approfondie, rigorisée, généralisée.

    Car voilà bien la seule question que posent, conjointement, la métaphysique et la physique : y a-t-il de l’ordre réel dans l’univers réel ?

    Ensuite, viennent des questions secondaires : Quelles sont les règles d’ordre (le Logos du Kosmos) ? D’où viennent ces règles (Dieu transcendant, Hasard ou Intention immanente) ? Quels rapports l’homme doit-il (peut-il) entretenir avec ces règles cosmiques tant au niveau éthique qu’esthétique ? Ces règles sont-elles variables ? Etc.

    Ordre

    L’ordre parmi les humains.

    Les comportements humains offrent de beaux exemples des différents niveaux et structures d’ordre. Un individu isolé est étranger à la notion d’ordre. L’ordre commence par la cohue, où un grand nombre d’individus interagissent chaotiquement mais séparément en se cognant ou en s’évitant : c’est l’ordre entropique. Ensuite, vient la foule, où les individus continuent d’agir séparément, mais où des comportements collectifs apparaissent, parce que la foule ne se réunit pas par hasard : elle est liée à un match de football ou à une manifestation de rue, ou à un concert public, etc. Il y a déjà partage, ne serait-ce que celui d’un stimulant commun.

    Les comportements humains offrent de beaux exemples des différents niveaux et structures d’ordre.

    En montant dans l’échelle néguentropique, on trouve d’abord le défilé militaire qui reproduit, à l’échelle humaine, les organisations cristallines, statiques ou dynamiques, à deux dimensions. Les pyramides humaines d’acrobates donnent des exemples d’organisations cristallines à trois dimensions, statiques ou même dynamiques.

    Jusque-là, les interactions entre les individus sont essentiellement positionnelles (juxtapositions fortuites pour la cohue ou la foule, structurée et planifiée pour le défilé et la pyramide). Les interactions intentionnelles commencent à intervenir très tôt, ne serait-ce que liées à la sexualité, soit comme relation éphémère de coït, soit comme relation durable de couple.

    Communauté

    L’ordre dans les communautés de vie.

    Pour monter encore d’un cran sur l’échelle des complexités, il faut s’ouvrir à des interactions plus sophistiquées entre les individus et entrer dans le domaine des communautés de vie, que celles-ci soient éphémères (opportunistes) ou durables (constructivistes).

    Il y a émergence d’une communauté de vie dès lors que des individus interagissent entre eux, en relative conscience de leur inévitable interdépendance, en fonction d’une ressource commune ou d’un but commun. S’il s’agit d’une communauté opportuniste, le moteur de l’ordre communautaire (de l’organisation collective, donc) sera l’optimisation de l’efficacité à court-terme, jusqu’à l’atteinte du but ; appelons cela une horde. S’il s’agit d’une communauté constructiviste qui vise la durabilité sur le plus long terme, se mettent en place non plus seulement des interactions réelles régulées naturellement par ajustement mutuel, mais aussi des structures relationnelles construites sur des types d’interaction comme la domination hiérarchique verticale (obéissance) ou la collaboration organique horizontale (jouissance ou efficience). La notion de domination hiérarchique peut être légitimée par de nombreux critères comme la force, la connaissance, la sagesse, la compétence, l’hérédité, l’âge, le sexe, voire par un mixte de plusieurs de ces critères.

    En général, une communauté de vie mélange allègrement domination et collaboration. Les rites y participent en mettant en scène ces relations stéréotypées dans des scénarii imaginaires, sur un plan virtuel ou abstrait.

    En général, une communauté de vie mélange allègrement domination et collaboration. Les rites y participent en mettant en scène ces relations stéréotypées dans des scénarii imaginaires, sur un plan virtuel ou abstrait.

    Pour des raisons liées au nombre maximum de relations personnelles qu’un individu peut assumer directement et valablement, la taille d’une communauté de vie est nécessairement limitée à une cinquantaine de personnes.

    Au-delà, les relations ne sont plus directes, mais formelles, encadrées par des codes sociétaux. L’ordre sociétal (on peut commencer à dire « politique ») vient se superposer aux ordres communautaires en s’opposant, naturellement, à leurs divergences et différences.

    Le passage du communautaire au sociétal (politique) reproduit les mêmes processus que le passage de l’individuel au communautaire, et induit des codifications de l’éphémère et du durable, de la domination/obéissance et de la collaboration/efficience. Cette codification est l’acte hiérarchique par excellence, puisqu’elle implique un « tu dois ».

    Ordre et chaos

    L’ordre pour le thermodynamicien.

    La notion d’ordre est aussi capitale que difficile. On parle d’un bureau en ordre, de recevoir des ordres, de l’ordre de la Jarretière, de mettre de l’ordre… Derrière ce concept, on sent bien que se cachent des notions d’organisations, de rangements, de structures, et donc aussi de disciplines, de règles, voire d’ascèses.

    Pour le physicien en général, et pour le thermodynamicien en particulier, les notions d’ordre et de désordre renvoient à celles, plus générales, de néguentropie et d’entropie. Plus il y a d’entropie, plus il y a de désordre, dit-on souvent. C’est incorrect. Il faudrait dire : plus il y a d’entropie, plus il y a d’uniformité, d’homogénéité. C’est ce que nous dit la célèbre formule de Boltzmann qui définit l’entropie comme la configuration la plus probable, la plus « facile », en somme.

    La néguentropie, elle, mesure tout autre chose. Elle évalue le degré d’organisation, de structuration, c’est-à-dire la densité d’interactions et d’interrelations entre les constituants. La néguentropie n’est pas le contraire de l’entropie. Elles constituent deux paramètres complémentaires, mais indépendants.

    On pourrait dresser le tableau suivant qui, pour théorique qu’il soit, nous sera de grande utilité.

    Néguentropie

    faible

    Déliance

    Néguentropie

    forte

    Interactivité

    Entropie

    forte

    Uniformité

    DESORDRE ORDRE

    MECANIQUE

    Entropie

    faible

    Hétérogénéité

    ORDRE

    CHAOTIQUE

    ORDRE

    ORGANIQUE

     

    On voit ainsi apparaître quatre formes d’ordre derrière notre concept (le désordre étant une forme d’ordre « négative », en quelque sorte). Essayons d’y voir un peu plus clair avec des exemples.

    Chaos

    Les différentes formes d’ordre et de désordre.

    Le désordre : la cour de ma ferme est surplombée par un vieux tilleul magnifique qui, en ses saisons, laisse filer au vent ses fleurs asséchées. Selon les caprices de la bise, ces fleurs sèches se répartiront dans la cour en parfait désordre, absentes ici, rassemblées en tas là, dispersées aléatoirement ailleurs. Il n’y a aucune uniformité et il n’y a aucune interaction entre les fleurs : chacune poursuit son destin, poussée par les vents et repoussée par les murs.

    L’ordre mécanique : une parade militaire en est la parfaite illustration. Chaque peloton marche comme un seul homme, parfaitement au pas, et les divers pelotons se suivent, sans se ressembler, en des séquences minutieusement ordonnancées. Chaque soldat n’existe qu’à sa place précise, dans un mouvement précis, le même pour tous ceux qui s’inscrivent dans le même peloton que lui. La structure est roide et c’est une faute d’y déroger. Les liens et relations qui unissent les positions et les mouvements des soldats en parade sont très rigides, mais outrageusement simplistes et élémentaires : tout est réduit à des figures géométriques rudimentaires (pelotons en rectangle ou en triangle) et en règles primaires de fonctionnement (marche au pas cadencé). « Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place », dit-on. La maison est « en ordre » lorsque tout ce qui la compose est exactement à sa juste place. On dira la même chose des individus dans une société totalitaire.

    L’ordre organique, pour bizarre ou paradoxal que cela puisse paraître, est la synthèse dialectique de l’ordre mécanique et de l’ordre chaotique : ni l’un, ni l’autre, mais les deux à la fois.

    L’ordre chaotique : cette forme d’ordonnancement est plus subtile. Il s’agit d’une forme structurée mais évanescente comme celle, dans une chambre très calme, de la colonne de fumée qui s’élève au-dessus de la flamme d’une bougie. La forme est nette : d’abord colonne, plus haut oscillation, plus haut encore nuage avant dilution finale dans l’air. Le moindre souffle détruit cette figure. Mais, le calme une fois revenu, elle se reconstitue à l’identique parce que les molécules de fumée chaude ont entre elles des affinités physicochimiques variées mais faibles, qui se dissipent en se refroidissant lors de leur montée. Les interactions entre ces molécules sont nombreuses, subtiles, coalescentes mais si peu puissantes que la moindre perturbation les annihile.

    L’ordre organique : il cumule une entropie faible (l’inhomogénéité, c’est-à-dire la diversité, y est flagrante) et une néguentropie forte (les interactions dynamiques y sont nombreuses, fréquentes, variées et intenses). De ce cumul, émergent des organisations complexes et dynamiques comme celles de notre corps ou de notre esprit, comme celles d’un arbre ou d’une galaxie, comme celle d’un noyau atomique ou d’une molécule de benzène ou d’ADN. L’ordre organique, pour bizarre ou paradoxal que cela puisse paraître, est la synthèse dialectique de l’ordre mécanique et de l’ordre chaotique : ni l’un, ni l’autre, mais les deux à la fois.

    Organisme

    L’ordre organique.

    La Loge maçonnique en est la parfaite illustration, puisqu’elle cumule la rigueur et la discipline quasi militaire de l’ordonnancement rituélique, et le chaos des paroles, des idées, des sentiments, des ressentis et des méditations au for intérieur de chaque Frère. L’ordre organique, à la différence des ordres mécanique et chaotique, allie – et c’est en cela qu’il est toujours complexe, riche, sophistiqué et fragile – l’accomplissement individuel de chacun de ses composants et l’accomplissement collectif de l’ensemble cohérent et cohésif qu’ils constituent.

    La parade militaire, par exemple, est un système purement collectif où les états d’âme individuels sont très mal venus : l’ordre de l’ensemble prime tout. La fumée de la bougie, en revanche, n’est qu’une vague conséquence de l’évolution individuelle de chaque molécule au gré des lois de la thermique.

    Il ne faut pas y réfléchir longtemps pour voir très nettement que le problème du type d’ordre que l’on souhaite conditionne toute la politique des sociétés humaines.

    L’ordre organique – appelé aussi « ordre complexe » ou « ordre émergent » – n’est ni un assemblage mécanique ni une forme fortuite et chaotique. Il caractérise tous les systèmes possédant un certain degré de complexité.

    Il ne faut pas y réfléchir longtemps pour voir très nettement que le problème du type d’ordre que l’on souhaite conditionne toute la politique des sociétés humaines : le désordre anarchique[1], l’ordre mécanique totalitaire, l’ordre chaotique libertaire et l’ordre organique communautaire.

    Et il ne faut guère être grand clerc pour comprendre que nos démocraties étatiques européennes ne fonctionnent pas, du simple fait qu’elles sont assises entre trois chaises, ne se décidant pas à choisir entre le totalitarisme étatique, le libéralisme économique et le communautarisme organique. Elles tentent un compromis intenable entre trois formes antagoniques.

    Marc Halévy

     

    Un univers complexe

     

    [1] Il est bon de rappeler de faire une différence cruciale entre « anarchie » qui est désordre délétère, et « anarchisme » qui est une forme d’organisation sociétale qu’il est préférable de nommer « libertaire » et qui fut opposée par Pierre-Joseph Proudhon au communisme totalitaire et mécaniste de Karl Marx.

    1 COMMENTAIRE

    1. J’apprécie beaucoup cet article car il m’apporte tous les éléments constitutifs de cette allégorie que j’ai décrite dans mon essai sur la Commune de Paris, qui est intitulé “Les 72 Immortelles”…et il justifie le titre oxymorique du volume 2 :l ‘ébauche d’un ordre libertaire

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