Thibault Isabel: “La sagesse romaine de Michel Onfray”

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Sagesse

Sagesse, de Michel Onfray, est sorti dans les librairies le jeudi 9 janvier, en même temps qu’un Cahier de l’Herne consacré à l’auteur. Thibault Isabel a d’ailleurs contribué à l’écriture de ce Cahier, où il a publié un essai intitulé « Onfray : l’esthétique comme morale ». Il nous livre ici une analyse de Sagesse, qui renoue avec les mœurs de la vieille société romaine, imprégnée de paganisme et de courage.


 

Nous ne connaissons pas les auteurs romains. Nous nous rappelons leurs noms, mais nous ne les lisons plus et les avons oubliés. Quoi de plus étranger qu’un Romain à notre air du temps ? Ces gens-là pensaient le monde, comme tous les grands moralistes qui leur ont succédé. Ils n’étaient pas moralisateurs ; ils ne nous parlaient pas des grands principes ou des grandes idées. Ils méditaient sur l’homme, sur la vie, sur la nature, avec élégance et sobriété. Oui, leurs paroles étaient simples et profondes. A l’époque, la philosophie était sagesse avant d’être vérité.

Le tour d’horizon auquel nous convie Michel Onfray fourmille de récits biographiques, accumulés comme une recension de saints. A ceci près que nos personnages illustres sont en l’occurrence des sages païens. Leurs vies sont prétextes à des leçons de vie profanes. Leurs faits et méfaits nous ouvrent un chapelet de vices et de vertus « par-delà bien et mal », c’est-à-dire des vices et des vertus pragmatiques, étrangers aux arrières-mondes.

« Dieu est mort, disait Nietzsche. Dieu reste mort. C’est nous qui l’avons tué. » La morale chrétienne est morte avec lui. Nous traversons l’ère du nihilisme. Mais toute morale n’est pas chrétienne. Si nous espérons échapper à la catastrophe en cours, ou si nous voulons du moins mourir avec dignité, nous devons trouver l’appui des vieilles morales, qui n’avaient pas besoin de Dieu pour faire sens. Les Romains sont une médecine dont la modernité a plus que jamais besoin.

Sagesse

Le style est une morale.

Chez Onfray, l’éthique est inséparable du style. Autrement dit : la morale est une esthétique, le fond s’exprime à travers la forme. La clarté du discours est donc gage de l’amabilité du caractère et de l’équilibre des idées. Ou, pour mieux dire, quand on s’astreint à la clarté, on s’astreint en même temps à l’amabilité et à l’équilibre. Les Romains étaient de cet avis. « L’obscurité de la langue est un défaut aussi vieux que les hommes qui s’expriment », dit Quintilien. L’auteur romain traque cette obscurité stylistique « dans l’usage de mots anciens, de tournures usagées, de formules vieillies. Il la montre également à l’œuvre dans le recours à du vocabulaire technique ou spécialisé. Le rhéteur signale enfin que l’obscurité peut venir de périodes trop longues et d’incises effectuées dans le corps du texte sous forme de parenthèses. L’esprit ne peut suivre une argumentation quand la phrase ne respire pas ou quand elle subit des syncopes. » Il faut en somme viser une sobriété narrative, une justesse de la chose dite et dans la chose dite ; il faut viser « l’approbation des gens de goût et être à la portée des plus ignorants ».

La clarté permet la justesse. Et la justesse est justice. Voilà pourquoi le style est moral, et pourquoi la morale est un style.

La clarté permet la justesse. Et la justesse est justice. Voilà pourquoi le style est moral, et pourquoi la morale est un style. Michel Onfray a bien sûr horreur des injustices. Pourtant, comme Nietzsche avant lui, il rappelle que c’est l’égalitarisme abstrait qui est injuste. Les différences existent dans la nature. Elles doivent être respectées, sans mépris, sans hiérarchies indues, sans oppression, mais avec honnêteté. La justice voit les différences précisément parce qu’elle est juste. A chacun selon ses besoins ou selon ses mérites : la formule ne signifie pas que chacun doive recevoir le même traitement, mais plutôt un traitement approprié. Notre ère n’en est pas moins inique, car elle assure d’indécentes richesses à des individus moralement médiocres et accule de braves gens à la pauvreté ; non seulement l’écart des fortunes est-il disproportionné, mais il ne tient pas compte de la valeur réelle des personnes. Et, dans le même temps, cette ère d’injustice relativise tout ce qui ne devrait pas l’être, en nous faisant perdre tout repère, tout idéal, et donc toute vertu.

La justice.

« Notre époque égalitariste confond l’inégalité et la différence, explique sans fard Onfray. Elle ne veut pas que l’un puisse savoir quand l’autre saurait moins, saurait peu, saurait autrement, voire ne saurait pas du tout. Elle a décidé que le cul-de-jatte et le champion olympique doivent être égaux sur la ligne de départ, que l’aveugle et le voyant sont à égalité lorsqu’ils regardent dans une lunette astronomique, que le daltonien est à égalité avec celui qui ne l’est pas face aux couleurs d’une gamme pantone, que le vieillard cacochyme est à égalité avec le jeune homme entraîné au pied d’une montagne à gravir, que le sourd de naissance est à égalité avec l’ingénieur acousticien un soir de concert ; elle estime donc que l’enfant qui vagit dans son berceau est à égalité avec le pédiatre qui prend soin de lui, elle pense qu’à l’école l’enfant est à égalité avec son instituteur, et il lui arrive même, sérieusement, d’inverser à ce point les valeurs qu’elle estime que l’enseigné en sait plus que son enseignant, ce qui obligerait celui qui sait à se mettre à l’école de celui qui ne sait pas… »

La vraie justice dévoile les différences avec perspicacité. Elle fixe un cadre à partir duquel nous pouvons anoblir le monde, en le structurant, en lui donnant une forme face à l’informe immonde.

La vraie justice n’est pas aveugle. Elle n’est pas indifférente. Au contraire, elle dévoile les différences avec perspicacité. Elle fixe un cadre à partir duquel nous pouvons anoblir le monde, en le structurant, en lui donnant une forme face à l’informe immonde. « À moins d’aspirer au statut de gourou dans une secte, le bon maître ne souhaite pas la ventriloquie de ses disciples, mais leur émancipation. Il invite alors son disciple à prendre le chemin, à décider seul de son déplacement et à faire son voyage pour lui-même – et non celui qu’en d’autres temps, en d’autres circonstances, il a fait, lui, jadis. Il permet une cartographie du monde, il établit des cartes du réel, des relevés topographiques de ce qui est. Puis, une fois ce travail fait, le relevé topographique remis entre les mains du voyageur, il explique où se trouvent les quatre points cardinaux. Il donne une boussole ; elle indique le nord. Il a expliqué quelles routes on peut tracer, quels chemins on peut parcourir. »

Sagesse

L’aurore de la volonté.

Panétius, qui ne figure pourtant jamais dans les programmes classiques, fut un extraordinaire penseur romain. Son enseignement mériterait d’être redécouvert aujourd’hui. Il propose une « éthique aristocratique qui célèbre les vertus habituellement associées à ce genre de morale : générosité, magnanimité, libéralité, longanimité, humanité, générosité, indulgence, altruisme, amitié, politesse, élégance, prévenance, civilité, urbanité. Les morales chevaleresques et les éthiques de l’honneur trouvent ici leur généalogie. […] Un Romain, c’est donc un homme qui pratique […] la bienséance et la grandeur d’âme. » Au contraire de notre époque démesurée, vouée aux excès en tous genres, les Romains, comme les autres peuples traditionnels, valorisaient la mesure, « qui n’est pas sans entretenir une relation avec l’esthétique, car elle se propose de créer de la beauté, autrement dit de l’ordre et de l’harmonie. Elle enseigne à se comporter comme il faut, comme il convient, comme on doit. Elle concerne nos gestes, nos regards, notre port de tête, notre tenue, nos vêtements, notre façon de parler, de marcher, de nous déplacer, notre habitation, notre intérieur – tout ce qui nous dit, tout ce qui nous montre. Elle est ce qui donne de la tenue à ce qui, sinon, s’avachit. »

Notre époque, écrit encore Onfray, est dominée par le psychotrope – étymologiquement : ce qui porte l’âme à notre place.

La sagesse romaine est une école de la volonté. L’âge contemporain, écrit encore Onfray, « est dominé par le psychotrope – étymologiquement : ce qui porte l’âme à notre place. Quand la volonté n’est plus psychophore (étymologiquement : porteuse d’âme), elle se dégrade, avant disparition pure et simple. » Telle est la marque du nihilisme. Nos âmes sont épuisées. Les valeurs font défaut. Plus rien n’a de sens. Nous nous disons : « A quoi bon ? » La mort de Dieu nous a laissés orphelins du sens. Les vieux décalogues fondés sur l’éther ont été dispersés avec le vent de l’histoire. Souvenons-nous à nouveau que la morale des Romains n’avait pas besoin de Dieu. « Au contraire de notre époque nihiliste qui n’offre plus aucun repère stable et digne de ce nom, les Romains ne se suicident pas vraiment par dégoût de la vie, par défaut de puissance vitale, par épuisement de l’âme. Ce serait même plutôt l’inverse : les Romains ont des valeurs, ils croient à leurs vertus, ils estiment que l’honneur et la gloire, le courage et la bravoure, la droiture et l’honnêteté, la fidélité et la piété, la loyauté et la dignité sont les principes fondateurs de leur cité et qu’y manquer c’est déchoir, ne plus mériter même de vivre. »

Dans un monde sans honneur, sans repères, nous sommes inéluctablement gangrenés par l’esprit grégaire de moutons écervelés. « Ce conformisme est faiblesse ; car vivre la vie que les autres veulent que nous vivions, c’est ne pas vivre sa vie, mais vivre la vie d’un tiers. »

Au conformisme, s’ajoute tout naturellement la dissimulation et l’opportunisme. « À Rome, la fidélité à la foi jurée, la fides, est une valeur cardinale. Elle renvoie à la confiance, au crédit, à la promesse, à la protection. » Au contraire, dans nos temps de déchristianisation avérée, « qu’est-ce qui pourrait bien conduire une personne à préférer la vérité au mensonge, qui plus est quand le mensonge se révèle rentable et la vérité coûteuse ou que l’expérience enseigne la prospérité des vices et les malheurs de la vertu ? »

Telle fut la vertu des Romains : « une virilité sans dolorisme, une vertu sans moraline, une grandeur sans ostentation, un orgueil sans vanité, une droiture sans raideur, une sexualité sans péché, un corps sans fautes, une mort sans crainte, autrement dit une vie sans haine de la vie, soit un genre de sainteté sans Dieu ».

La morale païenne des Romains.

Le « matérialisme » de Michel Onfray n’est pas la froide mécanique des docteurs en positivisme du XIXe siècle. C’est un matérialisme inspiré, enthousiaste – un matérialisme païen. L’esprit parcourt ici la matière enchantée. N’oublions pas « l’indéniable dimension religieuse de cette sagesse matérialiste passée sous silence pendant plus de deux millénaires, car une spiritualité matérialiste, sinon une religion athée, voilà qui n’entre pas dans les cadres mentaux de la philosophie occidentale dominante. […] Cette religion lie les hommes avec la Nature, donc le Cosmos, et non pas entre eux dans les limites étroites de la Cité. Elle n’est pas une invite locale à l’amour du prochain, mais une pratique universelle issue de la connaissance de la nature et de l’ordre des choses afin d’y trouver sa place en congruence. »

« Qui suis-je ?, demande Onfray. Un fragment du grand Tout soumis à la mort, qui est elle-même dilution du souffle individuel dans le grand souffle du monde, alors que le reste du corps, une partie boueuse et corruptible, retrouve la terre où il se dissout à son tour, le semblable retrouvant son semblable. » Cueillons donc les fleurs de la vie… avec mesure, subtilité, profondeur. « Il faut posséder les choses comme un crépuscule ou une aurore, un matin du premier monde ou une dernière nuit : nu devant le néant des choses. »

Strabon, Vitruve, Diodore de Sicile l’ont écrit : dans cet endroit, les hommes vivaient dans le péril d’un feu qui pouvait tout détruire d’un seul coup. Ils y vivaient toutefois.

Sagesse est sous-titré « Savoir vivre au pied d’un volcan ». Depuis les Osques, les Grecs, les Étrusques et les Samnites, c’est-à-dire pendant mille ans, nombre d’hommes et de femmes qui deviendraient avec le temps des « Romains » vivaient en effet au pied du Vésuve, volcan dont ils savaient pourtant qu’il pouvait les entraîner dans la mort selon son caprice. Strabon, Vitruve, Diodore de Sicile l’ont écrit : dans cet endroit, les hommes vivaient dans le péril d’un feu qui pouvait tout détruire d’un seul coup. Ils y vivaient toutefois.

Pline l’Ancien a donné l’exemple, lorsque s’est déclenchée l’éruption qui devait tout emporter. Il est resté sur place afin de remplir ses devoirs politiques jusqu’au bout et organiser autant que possible le sauvetage de la population. Le dernier soir, alors que tout était perdu, sous la pluie de cendres et de feu qui allait le tuer, il a pris un bain, il a dîné, il a manifesté de la gaieté, il s’est rendu aimable, il a dormi, il ronflait même bruyamment. « Le souci de soi est un devoir », conclut Onfray.

« À l’heure où l’Occident judéo-chrétien s’effondre, comme à cause de lui s’est effondré l’Empire romain, la bibliothèque romaine fait entendre la voix de ceux qui pensaient que, pour vivre sur terre, on n’avait pas besoin de chérir la mort et de la vouloir avant l’heure, mais de vivre droit et debout. Les païens affirmaient qu’il n’y avait pas besoin de dieu pour être moral et que la sagesse n’exigeait aucune transcendance, aucun arrière-monde, parce qu’elle n’était qu’une règle du jeu. Celse, qui fut le dernier païen avant le triomphe des chrétiens, pourrait bien devenir le premier des païens après l’effondrement des chrétiens. […] Ce programme est intempestif et inactuel parce que toujours d’actualité. »

Terminons cette présentation du livre par la citation de Nietzsche qui en ouvre les pages : « Il vaut mieux être à la périphérie de ce qui s’élève qu’au centre de ce qui s’effondre. » Tout un programme, en effet.

Sagesse

La place du philosophe dans les médias.

Dénigrer Michel Onfray est devenu un sport national. Rien n’est plus tentant que de s’en prendre à toutes les têtes bien visibles du système médiatique. Il n’y a pas que de mauvaises raisons à cela : notre système médiatique est en effet pitoyable. Onfray, comme d’autres, est le premier à s’en plaindre, et à en souffrir. Sa présence dans les médias lui permet de diffuser son œuvre et de promouvoir ses activités bénévoles de pédagogue –le prix à payer n’en est pas moins lourd. Sans cesse, on le ramène à ses prises de position. On isole des phrases, on les sort de leur contexte. On ne retient que les polémiques qu’il engage, les humeurs dont elles témoignent. Michel Onfray n’est plus alors dans l’opinion qu’un journaliste, un auteur de tribunes. On le réduit injustement au statut de publiciste, tout simplement parce qu’on n’a pas envie de s’attarder sur la partie la plus exigeante de sa production. Qu’il sorte un livre au vitriol contre le freudisme, tout le monde en parle. Qu’il écrive un recueil de haïkus, ça n’intéresse personne.

Le drame de notre époque est qu’on ne prête plus attention à la philosophie elle-même. Au lieu de déplorer ce manque de curiosité intellectuelle, on voue les bons journalistes aux gémonies, sous prétexte qu’ils prennent la place des philosophes, alors qu’ils n’y sont pour rien.

Mais disons d’abord qu’il n’y a pas de mal à être journaliste. Si tous les journalistes avaient la culture de Michel Onfray, nous aurions une belle et grande civilisation. Bien qu’une tribune d’actualité n’ait peut-être pas la hauteur de vue d’un livre authentiquement philosophique, ça n’est pas pour autant inutile. Le drame de notre époque est qu’on ne prête plus attention à la philosophie elle-même. Au lieu de s’en indigner, au lieu de déplorer ce manque de curiosité intellectuelle, on voue les bons journalistes aux gémonies, sous prétexte qu’ils prennent la place des vrais philosophes, alors qu’ils n’y sont pour rien. Les bons journalistes ne prennent la place de personne. Ils jouent un rôle indispensable à la société, complémentaire de celui des philosophes. Ce sont les journalistes médiocres qu’il faudrait incriminer, et il y en a beaucoup. Ce sont eux qui nous privent de la parole des philosophes, en aseptisant leurs organes de presse et en abrutissant le public.

En outre, Michel Onfray est très loin de n’être qu’un journaliste. Il est aussi et d’abord un penseur de premier plan. Pas un philosophe dans le genre de Descartes, de Hegel ou même de Nietzsche. Ce n’est pas un philosophe spéculatif. Il est un philosophe dans le genre de Montaigne ou d’Emerson, voire mieux encore dans celui des auteurs romains qu’il affectionne : Caton, Sénèque, Quintilien, Cicéron, Panétius, Marc-Aurèle, Plutarque. Le snobisme est une maladie de l’âme. Nous avons certes le devoir de toujours faire preuve d’exigence, de noblesse, de purisme dans l’élaboration de nos idées. Mais le snob n’a aucune exigence véritable, aucune noblesse ; son purisme est factice. Il crache sur ce qui lui paraît vulgaire pour ne pas sentir sa propre médiocrité.

Michel Onfray, un essayiste à la romaine.

Michel Onfray se poste quelque part entre la littérature et la philosophie. Il rend les idées plus incarnées. Ce n’est ni mieux ni pire qu’un philosophe spéculatif – c’est en fait tout autre chose. Dans ce registre, Onfray est un auteur remarquable, qui a su de surcroît s’adresser à une large audience, parfois populaire, sans jamais travestir ou affadir ses propositions philosophiques. Il porte une œuvre abondante, qui nous instruit. Même s’il se montre avare de références académiques, même s’il ne s’embarrasse pas toujours de précisions bibliographiques – pourquoi un essayiste aurait-il d’ailleurs à se préoccuper de ça ? –, son érudition demeure incontestable et devrait sauter aux yeux de tous les esprits de bonne volonté. Il travaille qui plus est avec un acharnement exceptionnel ; mais ceux qui ignorent ce qu’est le travail ont tout leur temps pour donner des leçons.

Sagesse est de cette seconde veine : une œuvre qu’il faut garder précieusement dans sa bibliothèque, et qui pourra être méditée longtemps.

Un cours dispensé dans une université populaire n’a pas à traverser les siècles. Une tribune journalistique non plus. L’œuvre d’un auteur prolifique comporte des textes de circonstance ou didactiques, tout à fait dignes en eux-mêmes, et des textes qui ont une portée intemporelle. Sagesse est de cette seconde veine : une œuvre qu’il faut garder précieusement dans sa bibliothèque, et qui pourra être méditée longtemps. C’est une somme de récits et d’anecdotes qui rendent la culture latine vivante à nos yeux et nos oreilles. C’est la contemplation d’un monde éteint, placé dans la lueur d’une torche qui lui rend son actualité, avec une finesse et une originalité peu communes.

Nous traversons des temps obscurs. Michel Onfray s’en fait le témoin. Il rallume des cendres pour nous réchauffer face à la rudesse du climat. Son livre est un brasier. Lisons-le au pied d’un volcan.

Thibault Isabel

 

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Vous pouvez également commander le Cahier de L’Herne Michel Onfray sur le site de la même librairie.

2 Commentaires

  1. Excellent article où je vous remercie d’apporter un plus juste éclairage quant à la présence de Onfray dans les médias. Il en parlait notamment dans son Journal hédoniste tome 4 : La Lueur des orages désirés …

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