Raphaël Juan: “Raymond Abellio, le gnostique inclassable”

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Raymond Abellio

Raymond Abellio (1907-1986) fut un romancier et philosophe d’inspiration gnostique. Aux confluences de l’ésotérisme, du nietzschéisme et de la phénoménologie, il a tracé un sillon profondément singulier dans le paysage intellectuel français, et plus particulièrement dans sa chère culture occitane, à laquelle il était très attaché. Raphaël Juan nous présente la vie et la pensée de cet écrivain inclassable.


 

Raymond Abellio est un auteur beaucoup trop oublié, créateur d’une œuvre iconoclaste, solitaire, irrécupérable, libertaire et, paradoxalement peut-être, aussi souterraine que solaire. Cet oubli peut étonner à première vue, mais seulement de façon superficielle, lorsqu’on constate le regain d’intérêt pour les ésotérismes, sorcelleries, yogas, chamanismes, magies et autres holismes en tout genre que l’on voit fleurir depuis quelques années, parfois pour le meilleur et souvent pour le pire. Raymond Abellio peut en effet sans trop de peine être classé parmi les plus importants ésotéristes du XXe siècle, bien qu’il se défende lui-même plus ou moins sérieusement d’être un ésotériste.

Raymond Abellio Nouvelle Gnose

Engagements multiples et impasses.

Il est l’auteur d’une œuvre protéiforme et relativement tardive (il ne commence à publier sous le pseudonyme d’Abellio qu’après la guerre, à près de 40 ans), fruit de l’intégration et de la montée en sens d’une vie aventureuse, originale et, par certains aspects, mystérieuse. Produit de la méritocratie scolaire de la IIIe République, fils de parents pauvres des faubourgs de Toulouse, d’une mère courage et d’un père taiseux, il réussit le concours de l’Ecole polytechnique et commence à creuser le quadruple sillon à travers lequel il donnera corps à son œuvre littéraire : une inclination pour la mystique catholique qui se transmuera en recherche gnostique et phénoménologique, une passion politique pour la physique sociale qu’est le marxisme qui deviendra un désengagement surplombant et métaphysique, un don pour la pratique des sciences qui se transformera en art pour comprendre l’essence des choses à travers l’étude gématrique (la numérologie juive) et une interrogation sur le mystère de la chair qui prendra la forme d’une systématisation de l’érotisme et du féminin.

La première partie de sa vie d’adulte, jusqu’à la rencontre avec son maître spirituel Pierre de Combas vers la fin de la guerre, est plutôt rocambolesque. Marqué par une activité militante dans l’aile la plus à gauche et révolutionnaire de la SFIO, il se laissera momentanément, mais presque au pire moment, tenter par des groupuscules proches de l’extrême droite et par la personnalité magnétique du fondateur de l’Oréal Eugène Schueller, surestimant dans un même mouvement les réussites économiques et militaires du nazisme et sous-estimant ses aspects les plus détestables, en premiers lieux son racisme principiel et son sadisme. L’atmosphère d’intrigues de petites sociétés, de manigances germano-soviétiques, de « complots » et de passions politiques qui a régné à ce moment-là a donné la matière brute du roman Les yeux d’Ezéchiel sont ouverts, première tentative significative de déniaisement et de sortie de ce marasme politique que l’on a pu comparer avec L’espoir d’André Malraux.

Le reste de sa vie sera une prise de distance avec la politique et l’accomplissement de sa nature d’homme de connaissance au détriment de sa « contre-nature » d’homme de puissance. Abellio dit avoir vécu plusieurs expériences d’éveil, dont une seconde naissance précisément datée et vécue comme le renversement de l’état mystique de dispersion de l’énergie vers un état gnostique de recentrement, d’intégration, d’enstase (terme pris des travaux sur le yoga de Mircea Eliade et en opposition à l’extase), de possibilité de pénétrer la vérité des phénomènes.

La grande singularité et la puissance de sa pensée se logent dans les interstices de l’impensé et dans le lâcher prise.

Après un exil en Suisse, où il est le précepteur du père d’Alexandre Jardin, qu’il admire pour sa vivacité et sa précocité, il est gracié, revient en France et s’installe comme l’écrivain visionnaire d’une originalité foudroyante que les mondes des lettres et de la spiritualité n’ont que mal su reconnaître. Comme tout chercheur, comme toute personne en voie sincère de libération, comme tout amateur de chemins de traverse, Abellio a fait, écrit et dit beaucoup de conneries. Comme Nietzsche, qu’il a beaucoup lu avant sa conversion, les concepts sur lesquels il s’est le plus attardé – structure absolue, sens général contenu dans les chiffres, systématisation typologique des femmes chez Abellio, et éternel retour, surhomme, volonté de puissance chez Nietzsche – ne constituent sans doute pas la part la plus intéressante de son œuvre. Non, la grande singularité et la puissance de sa pensée se logent dans les interstices de l’impensé et dans le lâcher prise ; ces auteurs géniaux ne sont jamais meilleurs que lorsqu’ils se laissent aller, sortent réellement de leurs logiques démonstratives, comme par un état de grâce, et se laissent éclairer par des intuitions rares, un sens immédiat de la psychologie, lorsque leur feu interne, mieux maîtrisé par Abellio que par Nietzsche, brûle leurs propres carcans. On retrouve souvent cette capacité à dévoiler le réel dans les romans et les mémoires d’Abellio, qui forment le cœur vivant de son œuvre.

Raymond Abellio tombe
La tombe de Raymond Abellio, de son vrai nom Georges Soulès, à Auteuil

Des racines populaires et cathares.

Ma seconde mémoire est composé de trois volumes, Un faubourg de Toulouse, Les militants et Sol invictus, qui retracent sa vie de sa naissance, en 1907, à 1947, date du suicide salvateur de ses ambitions politiques. Cet exercice biographique est particulièrement réussi, d’un point de vue documentaire aussi bien que littéraire. Abellio fait un véritable exercice spirituel de retour sur soi, dont la lucidité réelle ou apparente résonne en tout cas de façon très vraie. C’est aussi un contre-pied forcément involontaire de la mode victimaire un peu navrante et pleurnicheuse des auteurs originaires de province et de milieux populaires, souffrants d’un accent ou de manières « rurales » comme Pierre Bourdieu, Didier Eribon ou Edouard Louis, que les intégrations dans de grandes écoles et les milieux bourgeois, dont certains ont fini par raffoler, ont pu traumatiser. Ces pauvres Pokémons fragiles n’ont eu d’autres choix que de prendre en pitié sinon en mépris, bien malgré eux – et non sans une part d’auto-détestation pour cela, croyez-les –  les culs terreux et les coins pourris d’où ils sortent  !

Abellio propose un autre rapport à l’élévation sociale, moins affecté, bien que critique et plus fidèle à ses racines toulousaines, antérieurement ariégeoises et encore plus lointainement – sinon génétiques au moins spirituelles – cathares. Il a gardé toute sa vie durant un accent du sud-ouest d’une vigueur remarquable, l’humour populaire et joyeux des Occitans, une passion pour le rugby dans lequel il voyait une véritable métaphysique régionale et une amitié d’esprit avec les grands créateurs de ces terres de dissidence, en premier lieu l’immense immobile de Carcassonne, Joë Bousquet, dont l’œuvre est également à relire, comme on dit aux gens qui ne l’ont jamais lue.

L’esprit des cathares – à l’image du troubadour Peire Cardenal – a traversé le XIIIe siècle comme un phare pour la culture et les manières de ce pays d’oc, auxquels Abellio consacre d’assez nombreuses et excellentes pages. Cet esprit nous interroge, par-delà les précautions historiques nécessairement frileuses qu’Abellio ne respecte évidemment pas, sur la transmission de cette mémoire, de ce raffinement, de cette révolte et de cette noblesse de l’âme, et sur le massacre qui a clôt l’aventure, avant, bien plus tard, le coup de grâce porté par la République française, dont d’aucuns sont aussi fiers que de leur dernière machine à laver, parce qu’elle avait le désir névrotique d’abolir les langues et les cultures régionales afin de mieux faire la guerre aux Allemands.

Dans ces mémoires, Abellio livre une histoire de la première moitié du XXe siècle qui n’intéresse pas les historiens professionnels, qui dérange les certitudes et notamment la première de toute : celle de l’homogénéité historique que révélerait la méthode scientifique, en décidant bien fagotée dans sa respectabilité et son grade ce qui est important et ce qui ne l’est pas à telle ou telle date.

Raymond Abellio

Le romancier.

Le travail de romancier d’Abellio est aussi considérable. Ses livres les plus marquants pour l’esprit sont sans doute les deux derniers, La fosse de Babel publié en 1962 et Visages immobiles publié en 1983. De style assez inclassable, entre la science-fiction visionnaire (il est largement question d’attentats à New-York dans Visages immobiles par exemple), l’ésotérisme, le roman philosophique, l’approfondissement de grands types psychologiques et le travail littéraire, ces romans sont avant tout un essai d’éclosion ou de perfectionnement de l’homme intérieur dont parle saint Paul et une tentative de dépassement du roman et du romancier, de l’œuvre créée et du créateur.

Abellio parle de roman du huitième jour pour son dernier ouvrage, Visages immobiles, où le narrateur et l’auteur finissent par se confondre avec l’œuvre. Les mêmes personnages reviennent au fil des ouvrages : des dames perdues de la noblesse et de la mondanité, des occultistes, un communiste aux méthodes kagébistes, un ancien nazi homosexuel, un policier paranoïaque, un narrateur en voie de détachement, une femme « ultime », etc. Tout ce beau monde foisonnant, inquiétant et drôle, sorte de caste de sur-nihilistes aux énergies aussi complémentaires que structurées, doit se mélanger pour mettre en œuvre un nouvel ordre mondial où l’humanité serait dépassée dans son modèle appauvrissant, existentialiste, pour en faire ressortir le sens. C’est une sorte d’ère du Verseau enfin transparue au-delà du bien et du mal, où la parole du Christ serait à la fois assimilée et dévoilée dans sa subtilité et dans sa force, par-delà l’ésotérisme, la science mécaniciste et le pessimisme, sans naïveté et sans remord.

Ces textes sont émaillés de réflexions philosophiques de haut vol, où se mêlent la phénoménologie de Husserl, les sciences traditionnelles (l’astrologie notamment, où sont reprises les prévisions troublantes d’André Barbault à propos des cycles du communisme), la science moderne et le marxisme, de façon parfois trop systématique mais toujours vivante. Le poids des réflexions peut en tout cas déranger les lecteurs habitués aux ressorts classiques de la narration. Ces romans n’en forment pas moins une approche révolutionnaire de la mission du romancier et de l’art en général, comme un yoga pour l’auteur et comme une transmission bouleversant le rapport au monde du lecteur, comme une rectification du mouvement de la pensée et du rapport au déroulement temporel.

Abellio

Yogi nietzschéen et phénoménologue, mais jamais gourou.

Abellio, comme Nietzsche, n’est pas un gourou, il n’a jamais eu d’adeptes et n’a que fort peu de fans. Dans la littérature contemporaine, seul Maurice G. Dantec s’en est réclamé parmi les auteurs célèbres. Il est même tout sauf un gourou, dans le sens donné à ce mot en Occident. Si, en quantité, pour reprendre l’opposition mise au centre par Guénon, ses aventures philosophiques peuvent faire penser à la masse des divagations New-Age, elles s’en distinguent radicalement en qualité. Cette qualité, sur laquelle j’ai essayé d’insister pour montrer à quel point elle dépassait l’occultisme puéril ou le New-Age ridicule, complaisant et invertébré, rejoint le questionnement sur l’art (le passage du néant au donné), la mort (le sens de la tragédie) et le sexe (la circulation des énergies vivantes), tout en se présentant de manière baroque, pluriverselle et structurée, sans pis-aller et sans pirouette inassumée.

Dans le yoga, l’immobilité prolongée est la condition pour qu’une alchimie subtile se manifeste et se substitue au fonctionnement physiologique grossier, afin que le pratiquant puisse clarifier, polir, purifier son état de conscience.

Ce bricolage évidemment bancal par certains égards n’en est pas moins d’un grand dynamisme, suffisamment solide et honnête pour aider les esprits libres à creuser leur propre sillon, non sans crise. Physiquement, Abellio ne s’est jamais laissé aller à des déguisements ou à une attitude corporelle manipulatrice ; il n’a jamais fait école, sinon dans des cas très isolés, comme pour aider à poser un regard immobile sur le monde.

Cette notion d’immobilité, qui compose le titre de son dernier livre, se retrouve bien évidemment dans les doctrines du yoga. Abellio a été marqué par la lecture de Mircea Eliade, lui-même pratiquant du hatha-yoga, ayant étudié en Inde avec Swami Sivananda (comme Gilbert Bourdin, le messie cosmoplanétaire de Castellane !), auteur de Yoga, liberté et immortalité ainsi que de commentaires sur les Yoga-sutras de Patanjali, le traité le plus classique du yoga. Dans le yoga, l’immobilité prolongée est la condition pour qu’une alchimie subtile se manifeste et se substitue au fonctionnement physiologique grossier, afin que le pratiquant puisse clarifier, polir, purifier son état de conscience. Dans l’agitation du corps et du mental, aucune transparence de l’être, aucune dépersonnification ne peut se produire. Tout un tas de techniques respiratoires, posturales, gestuelles, visuelles, méditatives et sonores sont à la disposition du yogi pour s’approcher de ces états. Abellio a retenu la nécessité de l’immobilisation pour poser un regard transfiguré sur le monde, sur la « chair du monde », si l’on veut reprendre l’expression de Maurice Merleau-Monty, mais il est resté à l’écart de la pratique yogique orientale. Son idée était, en finalité, de déterminer la voie d’un yoga de l’Occident.

C’est par le truchement de la philosophie d’Edmund Husserl, dont il aimait à rappeler que ce dernier l’avait définie comme une « communauté gnostique » – faisant ainsi échos aux chers cathares et à la conversion solaire, diurne, virile, transparente et intégrative qu’il appelait « gnostique » – qu’Abellio a conçu le yoga de l’Occident que serait la phénoménologie : un yoga intellectuel pour revenir à l’essence mystérieuse et primordiale des phénomènes, contrebalancé par les élans purificateurs d’une sexualité accomplie et maîtrisée.

Raymond Abellio ésotérisme

Retirer le voile de Maya.

L’œuvre d’Abellio est une quête du sens, de l’interdépendance entre les choses contre l’atomisation des sens et l’expérience diluée dans le vide. Il citait souvent cette pensée attribuée aux anciens Etrusques par Sénèque selon laquelle « “les nuages se heurtent afin de produire la foudre” ; en effet, comme [les Etrusques] rapportent toutes choses à la divinité, ils estiment non pas que les choses ont une signification parce qu’elles se produisent, mais bien qu’elles se produisent à seule fin de signifier ». C’est aussi une réaction positive à toutes les philosophies à la mode dans les années 1960 et 1970 en France – la mort de l’homme de Michel Foucault, l’existentialisme sartrien, la diffraction moléculaire deleuzienne – pour vivre l’amour présent dans une époque qu’il qualifiait d’un point de vue purement exotérique comme étant probablement la plus pourrie de l’histoire.

Abellio aimait également citer cette phrase prononcée par Krishna à l’attention d’Arjuna dans la Bhagavad-Gita : « Ne te préoccupe que de l’acte, jamais de ses fruits. N’agis pas en vue des fruits de l’acte ; ne te laisse pas non plus séduire par l’inaction », comme une invitation morale à s’installer dans l’éternel présent, dans l’immobilité dynamique. Réification du sens contre dissolution dans l’absurde, ainsi que clarification de la conscience par la pratique phénoménologique de la suspension ou épochè (dans le yoga on parle de kevali), puis par la pratique de la réduction – telles sont les voies de recherche auxquelles nous invite Raymond Abellio, explorateur de génie et humaniste paradoxal.

Qui retirera son voile de Maya et deviendra libre de soi-même ? Avant de trouver la clé de cette volonté, redécouvrons l’écrivain Raymond Abellio, fils souverain des monts d’Ariège et du soleil invaincu.

Raphaël Juan

5 Commentaires

  1. Un bel article sur Raymond Abellio, très complet mais qui confirme mon impression plutôt négative de son oeuvre. Il y a plusieurs années, un ami qui l’admirait beaucoup m’a fait lire “La structure absolue”. Je n’ai guère été impressionné. L’ambition explicative de ce livre m’a semblé très prétentieuse. Je me rappelle avoir écrit à cet ami un commentaire assez négatif. J’y qualifiais Abellio de “sous Spinoza” ce qui a eu pour conséquence de rompre notre amitié! J’ai donc lu cet article sur Abellio avec d’autant plus d’intérêt que je le comparais récemment à René Guénon dans un commentaire critique sur youtube et pour cause puisque les deux hommes sont des gnostiques avec ce que cela implique de prétention intellectuelle, d’utilisation d’un vocabulaire ou d’expressions obscures, de considérations fumeuses et généralisations gratuites. Mon rapprochement d’Abellio avec Spinoza n’est pas sans fondement parce qu’il y a du gnostique chez Spinoza. Au final, il s’agit dans les deux (trois ?) cas de “recherches” tellement personnelles qu’elle ne valent que pour eux. Pas étonnant donc qu’ils (Abellio et Guénon) aient eu peu de disciples ou soient oubliés (ou presque) de nos jours. Guénon suscite encore de l’intérêt auprès des musulmans notamment à cause de son rapprochement avec l’islam.

  2. Pierre Fleury, je suis plutôt d’accord avec vous, à ceci près que la pensée de Spinoza relève à mes yeux d’un panthéisme immanentiste radical plus que du gnosticisme. Il y a dans le gnosticisme une dimension dualiste qui entre en contradiction, je crois, avec le monisme de Spinoza. Ce sont des questions philosophiques et métaphysiques que nous aurons l’occasion de prolonger très prochainement sur L’inactuelle, avec la publication d’articles et de débats autour de ce thème.

  3. Excellent article de présentation d’Abellio.
    Lorsque commença la “retirada” en Espagne, Marceau Pivert demanda à Raymond Abellio d’organiser une filière de solidarité pour accueillir les réfugiés espagnols, poumistes et anarchistes, que le gouvernement français maintenait isolés dans les camps de concentration du sud de la France. C’est un épisode que ses biographes ignorent (ou passent sous silence ? j’en parle dans mon roman « Opera Palas » dont Abellio est un personnage-phare ; mais il est vrai, je dis cela pour taquiner l’auteur de cet article, que je ne suis pas « célèbre »).

  4. Alain Santacreu, merci pour votre message. J’ignorais ce passage intéressant ! Qu’en a-t-il été de la réalisation de cette demande ?

  5. Bonjour Raphaël Juan,
    Bravo pour votre article qui fait honneur à L’Inactuelle. Cette demande a été suivie d’effets et Abellio a bel et bien participé à cette opération (ainsi que je le raconte dans « Opera Palas »…) Aucun de ses « biographes » ne parle de cet épisode et, même, ses très proches ami(e)s (je pense notamment à Marie-Thérèse de Brosses à qui la question aurait été posée) semblent tout ignorer de cette période. Peut-être, à partir d’une certaine époque, Raymond Abellio ne souhaitait-il pas que l’on en parlât ?

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