Entretien: Andreea-Maria Lemnaru “La mystique néoplatonicienne”

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    Jamblique néoplatonisme
    néoplatonisme

    Andreea-Maria Lemnaru-Carrez est spécialiste de la philosophie antique et de l’histoire des religions à la Sorbonne, où elle prépare une thèse sur l’expérience religieuse dans le néoplatonisme, et plus particulièrement sur le rôle de la théurgie et de l’hermétisme dans la pensée de Jamblique. Elle a aussi fait paraître plusieurs recueils de poésie : Abysses (L’Harmattan, 2019), Nom de sang (Editions du Cygne, 2018) et Arcanes (Editions du Cygne, 2014).


     

    Thibault Isabel : Vous consacrez vos recherches à la pensée néoplatonicienne, et notamment à Jamblique (250-330 apr. J.-C.), qui, au sein de sa famille de pensée, est sans doute un des auteurs les plus explicitement religieux, dans le sens où il situe sa réflexion dans un cadre théurgique où le rituel joue un rôle fondamental. En quoi la religion de Jamblique, toute imprégnée de paganisme, contraste-t-elle avec les religions monothéistes telles que nous les connaissons (judaïsme, christianisme, islam) ?

    Andreea-Maria Lemnaru-Carrez : Tout d’abord, remarquons que sont qualifiées de « paganismes » (du latin paganus, « qui vient de la campagne ») toutes les religions antiques qui n’appartiennent pas à l’un des trois monothéismes abrahamiques, comme si elles formaient un bloc homogène. Si elles ne sont pas identiques, elles partagent cependant quelques présupposés qui les distinguent de celles qui leur succèdent, et d’autres qui les en rapprochent. Jamblique, qui était un syrien hellénisé de haut rang, descendant d’une dynastie de prêtres-rois, est effectivement connu pour son attachement aux rites. L’empereur Julien lui voua une admiration sans bornes pour sa théorisation de la théurgie, où le rituel joue certes un rôle fondamental, tout comme dans les cultes mystériques. Jamblique fut le premier à proposer une théologie organisée et systématique, mais également à tenter d’accorder entre elles les théologies méditerranéennes antiques. Malgré la séparation traditionnelle que l’on fait entre Plotin et Porphyre d’un côté (les contemplatifs), et Jamblique et Proclus de l’autre (les hiératiques), depuis Olympiodore le Jeune, Plotin lui-même ne fut pas tout à fait étranger aux rites, notamment au culte isiaque – et pour cause, puisqu’il était d’origine égyptienne. Rappelons à cet égard l’épisode de l’invocation de son daïmon dans le temple d’Isis, qui se situait sur le Champ de Mars à Rome, dans la Vie de Plotin de Porphyre[1].

    Sont qualifiées de « paganismes » (du latin paganus, « qui vient de la campagne ») toutes les religions antiques qui n’appartiennent pas à l’un des trois monothéismes abrahamiques.

    La doctrine que défend Jamblique est de nature inclusiviste et concordiste (orientation que reprendra Proclus) : il estime que les principes supérieurs se manifestent dans le cosmos sous diverses formes – concept de métamorphose qu’il reprend de la religion égyptienne – et plus particulièrement dans la nature. L’inclusivisme ne lui est cependant pas propre, puisque les cultes antiques se fondaient non pas sur la rivalité idéologique (malgré une rivalité sacerdotale), mais sur la cohabitation. Jamblique soutient une position moniste et panenthéiste, puisqu’il considère que le divin serait à la fois transcendant et immanent.

    Les religions préchrétiennes étaient également souvent fondées sur le culte d’un couple de divinités, l’une féminine, l’autre masculine, après s’être adonnées à celui d’une divinité androgyne unique. Je pense notamment à Ishtar, déesse mésopotamienne associée à la planète Vénus qui possédait un aspect mâle, et aux divinités néolithiques au bas du corps anguipède ou végétal qui l’ont précédée. Notons que nous avons tendance à associer la dimension féminine de ces couples à la lune, et la dimension masculine au soleil, en oubliant toutefois les nombreuses exceptions à cette règle, dont l’Arinna hittite et la Saulé balte.

    néoplatonisme
    Andreea-Maria Lemnaru-Carrez

    Thibault Isabel : Pour en revenir à Jamblique, quelles étaient les caractéristiques de sa théologie païenne ?

    Andreea-Maria Lemnaru-Carrez : Afin de mieux introduire sa théologie, je dirais que le philosophe syrien admet une antériorité (et un au-delà) ontologique de l’Etre : l’Un, identifié au Non-Etre, comme chez Porphyre et Plotin avant lui, même s’il distingue l’Un-Ineffable de l’Un-Etre, hypostases qui se multiplieront chez Proclus. Si le démiurge occupe une place importante dans la théologie jamblichéenne, il se voit supplanté par l’Un. Ajoutons également que s’il entend concilier tous les cultes méditerranéens, Jamblique met davantage l’accent sur les cultes orientaux que sur la religion civique gréco-romaine. Au IVe siècle, les oracles étaient désertés, comme le déplorait déjà Plutarque, et Jamblique, s’il tente de les réhabiliter en théorisant l’inspiration prophétique pour en offrir une vision systématique, s’intéressait tout particulièrement à la révélation de Julien le Théurge (les Oracles Chaldaïques), probablement rendue dans le temple de Zeus-Bêlos à Apamée.

    Enfin, je citerai deux points fondamentaux de la doctrine de Jamblique, qui concordent avec celles de nombreux cultes religieux et philosophiques antiques, dont le pythagorisme et l’orphisme : la croyance en une transmigration de l’âme, et le végétarisme[2], qui supposent un rapport différent à la mort, aux représentations de l’au-delà et à la nature. Car, si Jamblique admet la nécessité des sacrifices, il ne s’agit pas dans le cas de la théurgie de sacrifices sanglants, mais d’offrandes d’herbes et de pierres. Jamblique pensait en effet que les sacrifices sanglants étaient indignes des théurges, et seulement adaptés au niveau le plus bas des êtres humains – ceux qui ne pouvaient pas aspirer à l’union avec le divin et pour lesquels les rites devaient tenir une fonction de régulation sociale.

    Néoplatonisme

    Thibault Isabel : L’opinion publique, qui a été façonnée en Occident par des siècles de domination chrétienne, porte un regard effrayé et méprisant sur le paganisme, qui « sent le soufre », au même titre que les sorcières du Moyen Age qu’on brûlait sur le bûcher. Ces vieilles religions avaient-elles pour autant quoi que ce soit de diabolique ? Se réduisaient-elles à l’« idolâtrie » moquée par les Pères de l’Eglise ? Etaient-elles davantage grevées par les superstitions que les religions ultérieures (je pense par exemple aux miracles de Lourdes, en christianisme) ?

    Andreea-Maria Lemnaru-Carrez : Bien qu’inclusivistes, les cultes préchrétiens avaient un dogme en termes métaphysiques, sotériologiques et eschatologiques, fondé sur des rites et des textes mythologiques, mais également sur la tradition orale. Les Grecs, quant à eux, qualifiaient le phénomène religieux de « choses sacrées » (ta hiera).

    Les pères de l’Eglise ont entretenu un rapport quelque peu ambigu aux anciens cultes : le christianisme hellénisé des premiers siècles reprend l’héritage philosophique païen, tout en dénonçant une absence de transcendance dans les religions méditerranéennes préchrétiennes. Cette absence de transcendance est pour le moins discutable, puisque la religion égyptienne, notamment, admettait des principes immatériels à partir desquels aurait été engendré le monde matériel. La diabolisation de ces religions fut cependant la première étape de leur remplacement, de même que, dans les révolutions scientifiques, la négation du paradigme religieux précédent est nécessaire à l’établissement du nouveau paradigme. Je dirais même davantage : c’est sur les ruines des anciens cultes que se bâtissent les nouveaux, de nombreuses églises chrétiennes étant d’ailleurs d’anciens temples païens transformés.

    Les pères de l’Eglise ont entretenu un rapport ambigu aux anciens cultes : le christianisme hellénisé des premiers siècles reprend l’héritage philosophique païen, tout en dénonçant une absence de transcendance dans les religions préchrétiennes.

    Lorsqu’un culte en supplante un autre, dans le cas des religions exclusivistes, le culte antérieur devient tabou et se voit diabolisé. Baal, l’ancien dieu-taureau (à l’instar d’Osiris et de Dionysos dont les cornes étaient un attribut central), qui personnifiait la planète Jupiter, incarne la figure même du diable dans le christianisme. L’accusation d’idolâtrie et de superstition ne signifie rien de plus que la conviction de détenir une vérité théologique ou philosophique supérieure chez ceux qui la portent, impliquant d’emblée que les autres rendent honneur à de faux dieux – c’est-à-dire des idoles. Le concept d’eidôlon, en grec, désigne une image, une apparition ou un fantôme. C’est le terme qu’on emploie lorsqu’on a à faire à un double, comme les ombres des morts rencontrées dans l’Hadès (Odyssée, XI, 476), ou le sosie d’Hélène crée par Héra (Euripide, Hélène, 33). La vénération des statues, dimension très importante des paganismes antiques à laquelle Porphyre consacra un traité théologique (son Peri Agalmaton), s’est quant à elle maintenue dans le catholicisme et transformée en culte des icônes dans le christianisme byzantin, tandis qu’elle s’est perdue dans le protestantisme, mais également dans l’islam qui interdit toute représentation du divin en conservant toutefois le culte préislamique de la Kaaba.

    Plotin

    Thibault Isabel : Le paganisme, historiquement, a-t-il jamais légitimé des pratiques plus cruelles que les guerres saintes et les inquisitions, par exemple ? Les païens n’encourageaient pas la persécution des « mécréants » ou des « hérétiques », comme le feront volontiers les partisans du monothéisme.

    Andreea-Maria Lemnaru-Carrez : L’Inquisition attaquait en effet les disciples du « culte de Diane », qui faisait l’objet de toutes les suspicions dans le Malleus Maleficarum. Ces disciples, souvent des femmes, étaient accusés de sorcellerie et limogés pour leur connaissance des plantes et de « philtres » thérapeutiques (considérés comme magiques), mais également soupçonnés de posséder une puissance mystérieuse sur le sexe masculin. Les sorcières, torturées par des machines conçues à cet effet et brûlées sur la place publique, canalisaient en effet de nombreuses craintes d’impuissance, dans tous les sens du terme, beaucoup de fantasmes sexuels, mais également la terreur liée à l’ancien culte extatique de la lune, associé à d’interminables orgies dans lesquelles les hommes pouvaient parfois jouer un rôle secondaire. L’Inquisition est une tragédie humaine, trop humaine, qui résulte de l’instrumentalisation du christianisme à des fins de contrôle social. Il faut rappeler qu’elle fut autant conduite par l’Eglise catholique que par des tribunaux de bourgmestres protestants, mais également que le christianisme d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier, et que le pouvoir religieux institutionnel est distinct de la pratique populaire. Les êtres humains sont globalement cruels, et il s’agit là davantage d’une constante anthropologique que d’une spécificité culturelle, malheureusement. La cruauté, et non le bon sens, est la chose du monde la mieux partagée. Je pense notamment aux nombreux rites sacrificiels[3], animaux comme humains[4], qui avaient cours dans les religions préchrétiennes.

    néoplatonicien

    Thibault Isabel : Le paganisme, c’est aussi un regard aigu porté sur le royaume des songes et de l’imaginaire, envisagé comme une réalité structurante, et non comme une affabulation illusoire. On rejoint ici la réflexion jungienne autour des archétypes. Vous êtes vous-même poétesse. En quoi la poésie a-t-elle à voir avec la vision païenne du monde ? Au fond, y a-t-il une dimension théurgique de la poésie ?

    Andreea-Maria Lemnaru-Carrez : Les rêves sont effectivement un élément fondamental des cultes religieux païens, notamment à travers la pratique de l’oniromancie. Cependant, l’attention portée aux rêves n’est pas celle que les romantiques portaient à la rêverie. Les aborigènes d’Australie pensent aujourd’hui encore que le monde fut créé durant ce qu’ils appellent le Temps des Rêves. Chez les Grecs, Hypnos est le jumeau de Thanatos. Or, s’il est le jumeau de la mort, réalité ultime de la conscience, le rêve puise dans un fond inconscient que le monde postmoderne tend de plus en plus à nier – notamment avec l’hégémonie du cognitivo-comportementalisme. L’existence même de l’inconscient et de ses structures est contestée par le déconstructivisme behavioriste. Quant à l’imaginaire, jadis clef du réel, il a eu le malheur de devenir le parent pauvre du mythologique, ou plutôt le mythologique vidé de sa substance et associé au royaume de l’illusion. Cela n’est pas étonnant, dans la mesure où l’illusion du virtuel est devenue notre réalité quotidienne immédiate. Mais il ne faut pas pour autant cesser de percevoir la vitalité des mythologies dans les productions culturelles actuelles, jusqu’aux plus populaires, comme l’œuvre de Tolkien ou de George R. Martin, dont elles sont la substance même.

    L’imaginaire, jadis clef du réel, a eu le malheur de devenir le parent pauvre du mythologique, ou plutôt le mythologique vidé de sa substance et associé au royaume de l’illusion.

    La poésie était considérée comme le résultat d’une inspiration divine dans l’Antiquité, notamment chez Platon, où elle figurait aux côtés de l’inspiration d’Apollon et de celle de Dionysos. Le poète véritable est un voyant, ainsi que l’écrivait encore Rimbaud. Il dit le monde et ses lois, c’est pourquoi la poésie n’est pas faite pour être lue. Je suis de ceux qui croient que toute poésie véritable est une expérience mystique en soi qui sert l’ascension de l’âme du poète comme de celui qui reçoit ses poèmes. L’aède n’a malheureusement plus le même rôle que jadis dans nos sociétés : désormais associé au divertissement et à la haute culture, il n’est plus que l’ombre de lui-même. La France, en particulier, a un rapport particulièrement mortifère à la poésie en dehors de la sphère littéraire, rapport qui résulte selon moi en partie de la manière dont elle a été enseignée à l’école. Lorsqu’on apprend aux élèves à disséquer un poème, on ne leur apprend pas à l’aimer.

    Le lien organique qu’entretiennent encore des sociétés rurales à la poésie repose sur la mémoire et la valeur que l’on attribue à la transmission orale, mais aussi sur la manière dont on conçoit la nature. Car, pour dire le cosmos, encore faut-il le voir, ou l’avoir vu – et non pas comme touriste, mais comme habitant incarné ou voyageur véritable. Que voit-on en ouvrant nos fenêtres en ville, sinon les néons des lampadaires qui aveuglent le ciel et nous cachent les étoiles ? Comment entendre encore la musique des sphères dans un chaos cacophonique ? J’ai eu quant à moi la chance de pouvoir forger un lien indéfectible à la nature et au monde animal dès l’enfance, mais aussi celle d’avoir côtoyé la mort (indirectement, bien entendu). La mort, élément fondamental de l’éternité poétique et des aspirations sotériologiques humaines, est malheureusement devenue taboue et aseptisée dans les sociétés occidentales, comme chassée de l’espace public. Depuis, son fantôme hante, comme chez Pascal, tous les lieux du divertissement.

    Plotin néoplatonisme

    Thibault Isabel : Pour autant, le paganisme est-il réfractaire à la raison ? Le sacré exclut-il le rationnel et, sinon, comment ces deux dimensions peuvent-elles se concilier ?

    Andreea-Maria Lemnaru-Carrez : Les paganismes ne sont pas plus réfractaires à la raison que toute autre expérience religieuse. Les catégories mêmes de raison et d’irrationnel me semblent discutables : le principe du tiers-exclu et la loi de non-contradiction sont avant tout des outils rhétoriques. La raison du réel s’étend bien au-delà des lois logiques aristotéliciennes qui nous ont conduits à ce que Derrida qualifiait à juste titre de logocentrisme. Le rationalisme orthodoxe trouve son accomplissement dans le cartésianisme, l’empirisme de Bacon et le positivisme logique du cercle de Vienne, qui connaissent des limites épistémologiques qu’il me semble important de souligner.

    Dans les religions antiques, l’expérience du sacré et de la folie divine (theia mania), c’est-à-dire la dissolution mystique temporaire de la conscience individuelle, était une porte d’accès privilégiée vers la connaissance du réel. Les états de conscience modifiés supérieurs dont participent la transe religieuse telle qu’elle était cultivée dans les cultes initiatiques dionysiaques ou la théurgie permettaient un retour à une condition anthropologique et individuelle pré-linguistique. Les aspirations sotériologiques n’excluent pas la raison. Dans le cas de Jamblique, comme chez les théologiens chrétiens, juifs et musulmans, elle sert précisément à organiser systématiquement l’expérience même du sacré.

     

     

    Abysses

    Présentation d’Abysses (L’Harmattan, 2019)

    « Le début et la fin des temps prennent forme dans la fumée des bûchers – les tambours palpitent, libèrent la voix des ombres. Les fantômes flambent, eux qui seuls savent murmurer à l’oreille de ceux qu’ils hantent. C’est dans l’encre des nuits, à la source des mots qu’Andreea-Maria Lemnaru-Carrez puise l’âme mythologique d’Abysses. La plume ne craint pas les astres sombres, de l’autre côté du gouffre. Ces Abysses sont les visions hallucinées d’une terre magique, des puits qui se dressent solitaires au milieu d’une steppe aride d’où surgit l’eau primordiale – confrontation de la conscience à son double. »

     

    Présentation de Nom de sang (Editions du Cygne, 2018)

    « Depuis les steppes brûlantes de charbons, dans les confins d’un monde perdu, Nom de Sang dit la naissance d’une langue. Ce deuxième recueil est un long poème cosmogonique, une odyssée de l’être, depuis le chaos primordial jusqu’à l’hermaphrodite, de l’apparition de la nuit à celle des âmes, de la poussière des chemins fréquentés par Hécate aux oracles de la terre. D’une incantation qui s’élève dans le champ des cigognes, Andreea-Maria Lemnaru invoque et conjure les stryges, lie et délie les ombres qui sortent au crépuscule, se taisent à l’aube – et dansent sur les tombes. »

     

    Présentation d’Arcanes (Editions du Cygne, 2014)

    « Il y a dans ce recueil deux tendances contraires qui tiraillent l’âme du poète. L’une évoque sur le plan formel la réminiscence d’une poésie néo-classique versifiée avec soin, tout en charriant un contenu bouillonnant qui se retrouve comme surpris dans des boucles d’images suspendues, donnant aux symboles sous-jacents un air hiératique, prophétique. L’autre, faisant fi de tout carcan versifié, nous entraîne dans un mouvement de confusion totale des corps et des formes, fluidification baroque comme absorbée par un vortex de lumière aquatique, universelle. »

     

     

    [1]Porphyre, Vie de Plotin, X. Voir également l’article de Franz Cumont sur ce point, Le culte égyptien et le mysticisme de Plotin. In: Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, tome 25, fascicule 1-2, 1921. pp. 77-92

    [2]Porphyre, le maître de Jamblique, lui a d’ailleurs consacré son De Abstinentia, une œuvre en plusieurs tomes.

    [3]Sur cette question, cf. l’étude classique de W. Burkert, Homo Necans: rites sacrificiels et mythes de la Grèce ancienne, Belles Lettres, 2005 (1972).

    [4]Voir P. Bonnechère, Le sacrifice humain en Grèce ancienne, Presses Universitaires de Liège, Kernos Suppléments, 1994.

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