Entretien: Jean-Pierre Légaré “La violence peut-elle être légitime?”

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    Jean-Pierre Légaré

    Le philosophe Jean-Pierre Légaré est l’auteur d’un ouvrage intitulé Est-on tenu de faire du bien à autrui ?, publié aux éditions Liber. L’auteur y aborde de nombreux problèmes éthiques, dont celui de la légitimité ou de l’illégitimité de la violence.


     

    Thibault Isabel : Pour aborder la question de la violence, dans votre livre, vous prenez l’exemple d’actes de violences difficilement justifiables, comme le kidnapping ou le terrorisme, en considérant qu’ils touchent des victimes innocentes et sont illégitimes, mais vous signalez aussi que se battre en état de légitime défense paraît justifié. Je voudrais tout de même pointer du doigt une difficulté. Le terroriste lui aussi a le sentiment de mener une juste guerre contre ses ennemis. Or, jusqu’à un certain point, le terrorisme n’est peut-être qu’une question de point de vue politique. Les vainqueurs d’une guerre aiment à considérer que les terroristes qui se sont opposés à leurs ennemis étaient des « résistants ». Je ne suis pas en train de dire que tout se vaut, loin de là. Je souligne la complexité morale du problème, et je me demande du même coup à partir de quel critère il est réellement possible de distinguer entre la violence légitime et la violence illégitime. Qu’en pensez-vous ?

    Jean-Pierre Légaré : Le point de départ concret de ma réflexion sur la question de la légitimité de la violence est constitué de deux scénarios fictifs : l’enlèvement d’une fillette et un poseur de bombe. Avant d’utiliser ces deux scénarios pour tenter de déterminer quelles sont les conditions qui permettent de considérer si une violence est légitime ou non, je vais commencer par définir ce qu’est la violence.

    Qu’entend-on exactement par le terme de violence ? Dans le langage courant, la violence désigne toute action qui inflige à une ou plusieurs personnes des souffrances physiques, de façon intentionnelle et contre leur volonté.

    Qu’entend-on exactement par le terme de violence ? Dans le langage courant, la violence désigne toute action qui inflige à une ou plusieurs personnes des souffrances physiques, de façon intentionnelle et contre leur volonté. Le fait que cette action soit à la fois intentionnelle de la part de l’agresseur et non sollicitée par la victime est une condition essentielle pour que toute action soit considérée comme violente.

    Par ailleurs, une action qui consiste à infliger de façon intentionnelle des souffrances psychologiques est aussi une action violente, autant que l’est une action qui impose intentionnellement des souffrances physiques à une personne contre sa volonté. Par souffrances psychologiques, il faut entendre des états d’âme que l’on redoute, tels que l’anxiété, l’angoisse, le désespoir et la peur. Une souffrance psychologique est d’abord et avant tout une souffrance et, en tant que telle, elle est un mal comparable à une souffrance physique. On en arrive alors à la conclusion que la définition la plus adéquate de la violence devrait être la suivante : la violence désigne toute action qui inflige à une ou plusieurs personnes des souffrances physiques ou psychologiques de façon intentionnelle et contre leur volonté.

    Thibault Isabel : Qu’est-ce qui rend valable à vos yeux la légitime défense ?

    Jean-Pierre Légaré : La défense de soi ne pose aucune difficulté en ce qui a trait à son acceptabilité. C’est pourquoi elle porte le nom de légitime défense. Pour en comprendre l’origine et ce qui la justifie, je me réfère principalement au propos de Spinoza. Spinoza s’appuie sur la réalité biologique de la préservation de soi. Ce postulat possède chez le philosophe hollandais une implication éthique, une implication dans la manière que chacun doit conduire sa vie. Le besoin premier de se maintenir en vie et d’assurer son bien-être nous commande nécessairement d’aider à préserver les autres soi. Cette nécessité provient du fait que nous vivons en société, en situation d’interdépendance avec d’autres personnes qui, elles aussi, cherchent à se maintenir en vie et à assurer leur bien-être. Mais lorsque notre vie est menacée, il faut la défendre, car l’être humain est un être vivant dont le but premier, avons-nous dit, est de se maintenir en vie. La défense de soi n’est donc pas un produit de la réflexion (celle-ci vient après, et permet de la justifier), mais une réponse biologique à une attaque faite contre soi. Dans ce genre de situation, le processus de régulation de la vie est alors dérangé et l’effort naturel pour se préserver est activé spontanément.

    On peut dès lors aisément admettre qu’il existe des situations exceptionnelles dans lesquelles l’utilisation de la violence physique à l’encontre d’autrui est justifiée. Ainsi, il paraîtra généralement justifié de porter des coups à autrui (ou de se servir d’une arme) en état de légitime défense, ou pour secourir celui dont la vie ou l’intégrité physique (lors d’un viol par exemple) sont menacées. Dans ces cas-là, la violence employée permet de repousser la violence perpétrée à l’encontre des intérêts fondamentaux d’une personne. Lorsque la violence physique est perpétrée à l’égard d’un agresseur qui menace notre vie ou celle d’autrui, sa justification semble donc généralement admise sans difficulté.

    Jean-Pierre Légaré

    Thibault Isabel : Comment estimez-vous qu’il faille traiter les criminels ? Les « droits fondamentaux » kantiens s’appliquent-ils aussi à eux, ou estimez-vous sur ce point qu’il faille s’en tenir à une position plus pragmatique ?

    Jean-Pierre Légaré : Il arrive que la violence soit parfois injustifiable, comme l’enlèvement d’un enfant. J’ai donc imaginé le scénario suivant : une fillette de dix ans est enlevée alors qu’elle rentrait de l’école à pied. Heureusement, une caméra de surveillance a filmé l’événement : les policiers ont rapidement identifié le véhicule et son propriétaire. De plus, le visage du kidnappeur apparait nettement sur les images : sans l’ombre d’un doute, il s’agit d’un pédophile déjà condamné pour avoir commis un viol sur un enfant. Une chasse à l’homme est alors ouverte. Deux jours plus tard, on réussit à mettre la main au collet du suspect alors qu’il s’approvisionnait dans un marché d’alimentation. Après un interrogatoire dans les règles, les enquêteurs ignorent toujours où se trouve la fillette. Où est-elle séquestrée ? Est-elle encore en vie ? Sinon, où se trouve le corps ? Assurément, cet individu possède des informations qu’il est nécessaire et urgent d’obtenir. Devrait-on user dans ce cas de la violence pour obtenir les réponses à ces questions ?

    On ne peut examiner la possibilité d’infliger des sévices à l’égard du kidnappeur sans faire intervenir, dans nos délibérations morales, la notion de dignité humaine. Bien qu’il ne soit pas le premier à avancer cette idée, Kant place cette notion au cœur de sa philosophie morale. Selon la doctrine kantienne, tout être humain possède une valeur inestimable faisant en sorte qu’il mérite le respect d’autrui.

    Je reconnais que l’idée selon laquelle tous méritent le respect du simple fait qu’ils sont des êtres humains est en soi une très belle chose. Cependant, les situations exceptionnelles dans la vie réelle rendent irréalisable la conception kantienne de la dignité humaine. En effet, il est pratiquement impossible de traiter chaque personne comme ayant une valeur inaliénable et inestimable, car, à certains moments, il semble qu’on doit forcément subordonner la vie et les intérêts fondamentaux d’une personne à ceux d’autres personnes. La notion kantienne de dignité demeure néanmoins valable pour les situations ordinaires et constitue un bon guide de l’action, mais il faut admettre qu’en situation de crise ce point de vue suscite divers problèmes et ne peut, pour cette raison, s’appliquer à tous coups.

    Je reconnais que l’idée selon laquelle tous méritent le respect du simple fait qu’ils sont des êtres humains est en soi une très belle chose. Cependant, les situations exceptionnelles dans la vie réelle rendent irréalisable la conception kantienne de la dignité humaine.

    Dans le scénario de l’enlèvement de la fillette, un conflit surgit entre le droit du kidnappeur à ne pas subir de violence et la nécessité de retrouver l’enfant le plus rapidement possible, afin de protéger son intégrité physique et lui sauver la vie, car elle se trouve fort probablement en grand danger. Il est possible de résoudre le conflit en considérant que le kidnappeur perd son droit de ne pas subir de violence, dans une telle situation.

    Thibault Isabel : Puisque vous vous écartez malgré tout ici de la stricte position déontologique kantienne, comment articulez-vous les principes susceptibles de justifier le recours à la violence face à des criminels ?

    Jean-Pierre Légaré : Pour justifier cette position selon laquelle on serait autorisé à retirer certains droits fondamentaux à des personnes ayant commis des crimes graves, il faut se tourner vers le contractualisme, une tradition morale différente de celle de Kant et selon laquelle la justice et la morale en général constituent un ensemble de règles qui lient les personnes sur la base d’une coopération mutuelle. Ce sont des règles mutuellement avantageuses qu’il est rationnel de respecter tant que les autres s’y soumettent aussi. Le contractualisme moral considère que la justice et la morale en général reposent sur cet accord. Chaque personne accepte les règles parce qu’elle pense que les autres s’y plient aussi. Et chacun profite du fait que les autres s’y conforment.

    On doit dès lors se demander si le kidnappeur, qui transgresse les règles de la justice et les règles morales, pourrait perdre la protection que celles-ci lui offrent. Il est certain que cet individu est dans l’entière impossibilité de pouvoir justifier son acte par des principes qu’aucune personne raisonnable, libre et sincère, ne pourrait rejeter en tant que base d’un accord général. Quels principes le kidnappeur pourrait-il donc invoquer pour justifier l’enlèvement d’un enfant, des principes qui devraient recevoir l’assentiment de tous les participants au contrat moral ? On sait très bien que de tels principes n’existent pas. En considérant la justice et la morale comme un ensemble de principes et de dispositions qui lient les personnes sur la base de la réciprocité, faute de coopération de la part de celles qui ne se soumettent pas aux contraintes qu’elles imposent, le fait d’agir à leur égard en respectant tous leurs droits ne serait donc pas une obligation absolue.

    Marcel Conche a écrit : « Celui qui fait le mal perd le droit de protester contre le mal qu’on lui fait. »

    Dans le second scénario que j’expose dans mon livre, on vient d’arrêter un membre d’un groupe terroriste qui a posé une bombe à retardement dans une grande ville européenne. Si elle explose, des centaines de victimes innocentes vont mourir. N’est-il pas permis, là encore, d’employer la violence pour faire parler le terroriste afin de savoir où se trouve la bombe ? Lorsque les autorités policières s’apprêtent à prendre une décision à l’égard du sort du terroriste, un conflit moral surgit entre le devoir de sauver la vie de personnes innocentes, qui disposent du droit à la vie, et qui risquent de mourir si le terroriste ne parle pas, et le droit du terroriste à ne pas subir de violence. Pour résoudre ce conflit, là encore, on pourrait concevoir que celui qui a posé la bombe dans la ville perd une partie de ses droits, dont celui de ne pas subir de violence.

    Pour soutenir la position selon laquelle le kidnappeur et le terroriste perdent leur droit de ne pas subir de violence, je me réfère au principe de réciprocité. Ce principe devrait leur faire comprendre qu’en portant atteinte au droit d’autrui, ils portent atteinte à leurs propres droits. Marcel Conche a écrit : « Celui qui fait le mal perd le droit de protester contre le mal qu’on lui fait. » Celui qui fait du mal à autrui s’en fait en droit à lui-même. Telle est la conséquence du principe de réciprocité.

    Il faut donc se demander si la recherche d’informations, qui permettraient d’empêcher que des crimes graves soient commis, peut justifier la pratique de la violence. Il est clair que ce problème se situe au carrefour de trois devoirs moraux : le devoir de non-violence, le devoir de respecter l’intégrité physique et psychologique d’autrui et le devoir de sauver la vie de personnes innocentes. En général, ces devoirs n’entrent pas en conflit : les agents moraux ont la conviction qu’il ne faut pas agir de manière violente (sauf exception, comme dans une situation d’autodéfense), tout en considérant qu’ils doivent respecter l’intégrité d’autrui et sauver la vie de personnes innocentes. Mais ces devoirs entrent en conflit lorsque, en situation de crise, on estime que la pratique de la violence constitue un dernier recours pour obtenir des informations cruciales qui pourraient sauver la vie de personnes innocentes. Ainsi, dans les scénarios du poseur de bombe et de l’enlèvement de la fillette, on pourrait considérer que le devoir de sauver la vie de personnes innocentes est incompatible avec le devoir de non-violence et le devoir de respecter l’intégrité d’autrui, si l’on considère qu’il faut à tout prix obtenir les informations recherchées. On pourrait alors faire l’hypothèse qu’il serait moralement acceptable de recourir à la violence pour obtenir ces informations, dans la mesure où tous les êtres moraux pourraient être d’accord avec l’idée que, dans ce cas-ci, le devoir de sauver la vie a préséance sur les deux autres.

    Jean-Pierre légaré

    Thibault Isabel : Votre position se réfère à la fois au déontologisme kantien et au contractualisme. Comment mettez-vous ces deux approches en perspective, et comment tranchez-vous entre elles selon les situations ?

    Jean-Pierre Légaré : Rappelons que, dans une perspective contractualiste, une personne agit moralement lorsqu’elle pose une action en présumant que celle-ci recevrait l’assentiment de tous, sur la base du fait qu’elle serait autorisée ou exigée par des principes qu’aucune personne, répondant à des motivations raisonnables, ne pourrait rejeter en tant que base d’un accord général. La question que je me pose alors est : pourrait-on invoquer certains principes pour légitimer l’utilisation de la violence dans le cas des deux scénarios ? Commençons par présenter des principes sur lesquels pourraient s’entendre tous les agents moraux, et voyons ensuite ce que nous pouvons en déduire à propos de l’utilisation de la violence.

    Le premier principe qui nous vient spontanément à l’esprit est le principe d’égalité-dignité de tous les êtres humains. Ce principe stipule que chaque être humain a le droit essentiel de se considérer comme l’égal de tout autre en dignité.

    Le second principe est le principe de substitution. Si un individu est dans l’incapacité de faire valoir son droit fondamental à la dignité et ses droits particuliers (ceux qui lui sont juridiquement reconnus), tout être moral doit se substituer à lui pour faire valoir ses droits et affirmer sa dignité d’être humain. Il doit parler haut et fort au nom de celui qui ne peut parler. Il doit s’instituer le représentant légitime de tout être humain qui n’a pas la capacité de faire valoir ses droits, et c’est sa qualité d’être humain qui lui confère ce droit et le charge de ce devoir.

    Le troisième principe est le principe de non-nuisance. Il stipule que nous ne devons pas faire du tort à autrui. On cause un tort à autrui lorsqu’on porte atteinte à ses intérêts fondamentaux, des intérêts qui, par définition, sont partagés par tous. L’intérêt à éprouver du bien-être est un exemple, ou bien l’intérêt à ne pas subir une injustice. De plus, on sait qu’une personne a subi un tort quand sa situation s’est détériorée à la suite de l’action d’une autre. Si une personne perd sa réputation sous l’effet d’une calomnie, est agressée physiquement ou est privée de sa liberté, il est clair que son état après la commission de ces actes est plus pénible qu’auparavant et que son bien-être est diminué.

    Le troisième principe est le principe de non-nuisance. Il stipule que nous ne devons pas faire du tort à autrui. On cause un tort à autrui lorsqu’on porte atteinte à ses intérêts fondamentaux, des intérêts qui, par définition, sont partagés par tous.

    Il est tout à fait raisonnable de penser que ces trois principes peuvent recevoir l’assentiment de tous les êtres moraux. On peut alors analyser les deux scénarios à partir de ces principes. En examinant la situation de la jeune victime du kidnappeur, on sait qu’elle n’a pas pu, ou pas su, se défendre et qu’elle a été enlevée et séquestrée contre sa volonté. Elle avait le droit de ne pas vouloir être enlevée et se défendre. De ce droit de légitime défense, elle n’a pas pu se prévaloir. De plus, on peut raisonnablement présumer que cette jeune fille a subi ou subira des sévices sexuels, ou qu’elle a été ou sera vendue à un réseau de traite des femmes. C’est ici qu’intervient le principe de substitution, qui découle du principe de dignité-égalité. Toute personne qui en a la capacité doit se substituer à elle pour faire valoir à sa place son droit d’être une personne libre, qui ne subit aucun tort. Il en est de même pour les victimes potentielles du poseur de bombe. Par ailleurs, il est évident que le kidnappeur a causé du tort à la jeune fille, tout comme le poseur de bombe risque d’en poser à un certain nombre de victimes potentielles. Le principe de non-nuisance n’a donc pas été respecté.

    Dès lors, il y a une question qu’on ne peut éviter de poser à propos des deux scénarios : le devoir de non-nuisance implique-t-il qu’il est immoral de faire intentionnellement une action qui cause du tort à autrui, même au nom de certaines conséquences positives qu’on en attend, comme retrouver la fillette et empêcher que la bombe fasse des victimes ? Ou, au contraire, est-on autorisé à nuire à celui qui n’a pas respecté le principe de non-nuisance, s’il peut en sortir quelque chose de bon ?

    Jean-Pierre Légaré

    Dans l’esprit de tout citoyen, il ne fait aucun doute que les autorités impliquées ont le devoir moral de protéger la vie et l’intégrité de la victime de l’enlèvement ainsi que celles des victimes potentielles du terroriste. Ce devoir moral existe parce qu’il est justement corrélatif de certains droits fondamentaux que possède autrui, en l’occurrence le droit à la vie et au respect de son intégrité. Posséder un droit fondamental nous donne par ailleurs le pouvoir de revendiquer quelque chose (par exemple l’accès à certains biens ou un comportement de la part d’autrui) comme nous étant dû. Cela étant, il faut se mettre à la place des victimes. En faisant cet exercice, on ne pourra faire autrement que de les imaginer en train de revendiquer un comportement hautement efficace de la part des autorités, et supposer que la jeune victime n’a qu’un seul souhait, celui d’être libérée le plus rapidement possible des griffes de son kidnappeur, ou supposer que les victimes potentielles du poseur de bombe n’en ont qu’un seul aussi, celui de ne pas devenir des victimes réelles.

    Ainsi, dans une perspective contractualiste, le devoir moral de protéger la vie et l’intégrité de la victime réelle et des victimes potentielles autoriserait les autorités à employer tous les moyens jugés nécessaires, y compris ceux qui relèvent de la torture, afin de les faire parler.

    Par contre, si l’on accorde la plus haute importance à la reconnaissance des droits fondamentaux, en considérant qu’ils sont en tout temps inviolables et inaliénables, les autorités doivent alors respecter les droits fondamentaux des deux criminels. Conséquemment, elles ne pourraient pas leur infliger des traitements cruels, car il est évident que de telles pratiques iraient à l’encontre du respect de leurs droits. En adoptant une position déontologiste, il serait donc immoral d’utiliser la violence à leur égard.

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