Frédéric Dufoing: “Wendell Berry: paysan, poète et penseur de l’écologie”

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    Wendell Berry

    Wendell Berry est né en 1934 dans le Kentucky, où il habite une ferme occupée par sa famille depuis deux siècles. Ce paysan iconoclaste est aussi l’auteur d’une soixantaine d’ouvrages de réflexion écologiste ou de poésie. Très connu aux Etats-Unis, il est malheureusement négligé dans l’Hexagone. L’éditeur Wildproject vient pourtant d’éditer en français l’un de ses livres les plus remarquables : La santé de la terre. Frédéric Dufoing nous invite à découvrir cette figure majeure de la pensée contemporaine.


     

    De Hugolin, le paysan mesquin, avide, qui, dans Manon des sources, s’enrichit en cultivant des œillets sur la tombe d’un bossu idéaliste, à Cletus, le fermier sudiste, attardé et consanguin, de la série animée Les Simpsons, en passant par les figures construites sur la détresse des agriculteurs dans l’émission L’amour est dans le pré, que n’a-t-on dit de ceux qui nous nourrissent ? Et, pire encore que la caricature et le mépris : le silence. Qui se souvient des innombrables jacqueries, des révoltes paysannes qui furent littéralement le chapelet social de la modernité ? Qui se souvient que la glorieuse révolution industrielle se fit par les enclosures, la fin des aides rurales aux pauvres et l’importation massive de blé qui ruina définitivement les petits paysans et saisonniers d’Angleterre, et les força à s’emmurer dans les usines douze heures par jour? Qui se souvient des plans quinquennaux de Staline ou du Grand bond en avant de Mao, qui immolèrent par la faim des dizaines de millions de paysans sur le grand autel du rattrapage industriel ? Qui se soucie vraiment du sort des paysans d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique du sud, qui échouent dans les bidonvilles où ils vont habiter et trier les déchets du nord ?

    La santé de la terre

    Du paysan à l’agriculteur.

    Mais, par-dessus tout, maintenant que les paysans sont destinés à être des agriculteurs, des machines parfaitement assimilables à leurs tracteurs et à leurs ordinateurs, qui se souvient des paysans de Montreuil qui arrivaient à faire pousser d’improbables mais délicieuses pêches sur des murets ? De ces femmes qui, dans les Andes, et à 3600 mètres d’altitude, cultivaient des patates qu’aucun agronome n’aurait rêvé d’obtenir ? De ces éleveurs africains qui inventèrent le vaccin contre la variole ? Ou de ces milliers de variétés de fruits, de céréales et de légumes développées pendant des millénaires avec génie, patience, passion et méticulosité, et sous la menace de la disette ; ces variétés qui ont presque toutes disparu en seulement un siècle d’industrialisation des fermes, de grande distribution, de complicité des administrations technocratiques et des multinationales semencières et agroalimentaires ?

    Partout, dans les pays industrialisés, les surfaces et les populations voués à l’agriculture n’ont cessé de diminuer.

    Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’arrivée au premier plan des alarmes environnementales puis la construction de l’idéologie écologiste n’ont que très lentement permis la prise de conscience de la question alimentaire et paysanne, de leurs liens essentiels avec la préservation de la nature et de la dignité humaine. Partout, dans les pays industrialisés, les surfaces et les populations voués à l’agriculture n’ont cessé de diminuer, de disparaître de la vie quotidienne des gens. En Europe, peu de penseurs de l’écologisme sont d’origine paysanne (José Bové est une exception notable, encore est-il plutôt activiste qu’idéologue) et l’écologisme s’est construit dans l’ignorance des paysans, autour de la contestation du nucléaire et de divers combats civiques, contre la pollution ou le consumérisme.

    Wendell Berry

    Le dénigrement des paysans.

    Et si, en France, la lutte du Larzac a eu un certain retentissement médiatique et social (ainsi, ultérieurement, qu’une réelle importance idéologique), c’est bien davantage parce qu’elle rassemblait contre l’armée que pour la paysannerie. Car les valeurs de celle-ci ont longtemps été éhontément assimilées, dans la France des trente glorieuses, au pétainisme ou au poujadisme et, en Allemagne, à l’enracinement völkisch qui avait favorisé le nazisme. Aux Etats-Unis, on peut affirmer que l’écologisme s’est carrément construit contre la figure du paysan, bien plus tôt devenu agriculteur (c’est-à-dire soumis aux exigences et méthodes industrielles) qu’en Europe.

    Les deux catastrophes marquantes qui ont permis la fondation des diverses familles écologistes nord-américaines sont d’origine agricole : le Dust Bowl – immortalisé par le célèbre roman de Steinbeck Les raisins de la colère qui ravagea plusieurs Etats du sud dans les années 1930 de manière spectaculaire et à vrai dire apocalyptique, et la pollution au DDT, dénoncée dans le tout aussi célèbre ouvrage Le printemps silencieux de Rachel Carson en 1962. De surcroît, l’écologisme nord-américain trouve ses racines dans un imaginaire de la nature sauvage (la Wilderness), pure, intouchée par l’homme, opposée aux villes, aux industries et surtout à l’élevage et à l’agriculture. Cette représentation a de solides racines dans la culture religieuse des pilgrims : l’agriculture, pour les colons du XVIIe et du XVIIIe siècles, c’est une guerre contre le mal, les forêts, la désorganisation naturelle. Or, les (proto-)écologistes américains du XIXe et XXe siècle vont la plupart du temps inverser les valeurs de cette vision, et de fait rejeter l’agriculture.

    Aux Etats-Unis, on peut affirmer que l’écologisme s’est  construit contre la figure du paysan, bien plus tôt devenu agriculteur qu’en Europe.

    Des deux côtés de l’atlantique, les mentalités sont cependant en train de changer, au sein de la grande famille écologiste en particulier. En Europe, l’affaire de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes est un signal  fort :  on assiste à la conjonction des critiques très virulentes des effets du développement dans le sud, des catastrophes sanitaires et environnementales récurrentes en Europe, des indices de plus en plus sérieux d’effondrement du système industriel, donc de possibles problèmes de famine, de la situation déplorable des agriculteurs, déshumanisés, dépendants de machines et de subsides, qui luttent néanmoins avec obstination pour leur autonomie et la préservation de leur savoir-faire, et de la prise de conscience d’un part croissante de la jeunesse des pays industrialisés que leur mode de vie consumériste et abstrait est insensé, voire psychotique, irréel. Tout cela permet le retour au premier plan d’une réflexion sur l’usage primordial de la nature et d’un renouveau des pratiques de la culture de la terre.

    Wendell Berry

    Wendell Berry.

    Or, c’est justement ce sur quoi travaille Wendell Berry, depuis près de soixante ans. Il est temps de le lire.

    Wendell Berry est né en 1934 dans le Kentucky, au sein d’une famille d’agriculteurs ; après avoir voyagé, notamment en Italie, étudié et enseigné la littérature, il a racheté une ferme dans la région de naissance de ses parents, où il cultive la terre avec des méthodes biologiques, refusant la motorisation et lui préférant l’usage des chevaux, à l’instar des amish qu’il admire. Il a aussi beaucoup milité de manière non violente contre la guerre du Vietnam et la peine de mort, mais aussi contre l’industrie du charbon et en faveur des petits paysans, continuant ainsi l’engagement de son père qui, dans l’élan du New Deal, avait créé des coopératives. Méconnu sur le vieux continent, où son œuvre est peu traduite, il est l’un des écrivains les plus prolifiques (une soixantaine d’ouvrages) et honorés des Etats-Unis, non seulement pour ses romans et sa poésie, mais aussi pour ses essais consacrés à la vie rurale, à la place du paysan dans la société, au rapport à la nature ainsi qu’au mal-être des individus et des communautés dans la société industrielle. Chose rare à notre époque, c’est un individu d’une très grande intégrité morale et intellectuelle ; à tout le moins s’efforce-t-il d’être cohérent, d’aller jusqu’au bout de ses engagements, de ses prises de positions et des valeurs qui les fondent : sa vie est, autant que faire se peut, conforme à ce qu’il défend, et, malgré sa notoriété, il s’est bien gardé de se laisser happer par les postures de pouvoir – institutionnelles ou autres – qui étaient à sa portée. Il est important de le noter, parce que la méfiance vis-à-vis du pouvoir et de ce qu’il appelle l’esprit héroïque (la volonté de tout changer en grand, l’hubris sociétale ou technologique) est une constante dans son œuvre – ce qui en fait un parfait disciple de Henri David Thoreau et, pour un lecteur français, ne manque pas d’évoquer la pensée de Bernard Charbonneau.

    Dufoing

    Berry, un écologiste américain.

    Du point de vue américain, la particularité de Berry est de s’écarter d’une part, de la vénération de la Wilderness, que l’on trouve dans la deep ecology ou chez le naturaliste John Muir, l’un des pères de l’environnementalisme états-unien, parce qu’elle mène à diverses impasses éthiques, pratiques, voire à une véritable aporie (les parties de natures « intouchées » pouvant justifier l’industrialisation du reste), d’autre part, d’une forme d’individualisme désespéré qui provient de la vision de la wilderness comme refuge contre la civilisation et dont l’œuvre de Ted Kaczynski (le fameux terroriste Unabomber, qui est aussi un très grand penseur écologiste radical) est illustrative, et enfin d’un écologisme trop urbanisé, basé sur la défense du consommateur et les technologies « vertes » comme on le trouve chez Jeremy Rifkin.

    Du point de vue européen, Berry se distingue par son inscription dans une longue tradition agrarienne, très spécifique à l’imaginaire états-unien, qui commence avec le projet de Jefferson d’une république de petits paysans propriétaires vertueux, s’enrichit de la tradition sudiste des années 1920-1930 issue du manifeste dit des « douze sudistes » I’ll take my stand, critiquant l’industrialisation, l’urbanisation et le progrès, ainsi que du mouvement populiste de la fin du XIXe siècle, qui défendait la démocratie directe et exigeait des régulations pour protéger les petites entreprises agricoles, artisanales et commerciales contre les monopoles industriels ou du chemin de fer.

    Wendell Berry

    Le savoir-faire paysan.

    Car Berry n’est pas un simple défenseur des intérêts matériels des agriculteurs, ni ne croit naïvement – comme Jefferson – qu’ils sont des citoyens plus vertueux parce que propriétaires ; il défend la qualité du travail des paysans, parce que c’est leur travail qui les rend susceptibles de devenir plus vertueux pour la société. En effet, ils sont intrinsèquement les intendants (stewards) de la nature, cela très précisément parce que leur rapport à la nature n’est pas contemplatif, voire touristique, mais instrumental. Ils sont à la nature ce que pour Péguy les artisans étaient à la matière : ceux qui expérimentent, dans leur travail et pour leur survie, la résistance, la logique propre de ce qui est en face d’eux, de ce dont ils dépendent pour vivre. Un artisan apprend qu’une simple erreur, un petit coup de travers dans son bout de bois ou sa pierre peut rendre caduque toute son œuvre ; il apprend donc à s’adapter à la matière elle-même. Il en va de même pour le paysan qui ne peut pas faire de la glèbe ce qu’il veut, comme il le veut et quand il le veut. Péguy opposait le travail de l’artisan à celui des fonderies, soulignant (peut-être avec un peu de légèreté, d’ailleurs) que lorsqu’une pièce de métal était mal faite, il suffisait de la fondre à nouveau et de la remettre dans le moule.

    Berry défend la qualité du travail des paysans, parce que c’est leur travail qui les rend susceptibles de devenir plus vertueux pour la société.

    Non seulement, de nos jours, la population des pays industriels vit  – comme le soulignaient déjà Ivan Illich et Gunther Anders  – dans une relation systématiquement médiée à la matière et à la nature (à peu près tout ce que nous touchons, sentons, voyons, écoutons est synthétique, artificiel, confortable d’approche et sans rapport avec ce que l’immense majorité de nos ancêtres ont expérimenté par leurs sens), mais le rapport instrumental que nous avons au monde, basé sur des rapports à d’autres hommes, à des machines ou à des data, est parfaitement déréalisant. En croyant que nous maîtrisons notre environnement (ce qui est déjà douteux), nous croyons que nous maîtrisons l’environnement. Le paysan est quasiment le seul à avoir encore une relation directe, quotidienne et instrumentale à la nature et au réel. Encore faut-il qu’il soit un paysan. Si, comme nombre d’agriculteurs, il passe plus de temps dans sa paperasse, devant son ordinateur, dans son tracteur ou à graisser ses machines à traire et moissonneuses, il est à peine moins aliéné que le reste de la population…

    Dufoing

    Retrouver le bon sens de la nature.

    C’est bien pourquoi, plaide Berry, le paysan doit rester paysan, ou l’agriculteur le redevenir, et refuser toute logique industrielle : refuser le gigantisme, donc les multinationales, la division déshumanisante des tâches et le déracinement ; refuser l’excès de confort, la perte d’autonomie, c’est-à-dire de savoir-faire, et les machines et les artéfacts (les gaines industrielles par exemple) qui rendent le travail abstrait, sous prétexte d’être plus efficace ; refuser d’imposer à la glèbe ce qu’elle finira nécessairement par rendre sous forme de catastrophes, collectives et individuelles, comme le Dust Bowl l’a démontré.

    Le paysan n’est pas seulement garant d’une nature instrumentalisée ; il n’est pas seulement un propriétaire, mais bien plutôt un usufruitier sans capacité d’abusus (c’est-à-dire de détruire ou de modifier l’essence de ce qu’il détient) ; il est le garant de l’autre nature, celle qui à des degrés divers échappe ou résiste à la mainmise humaine : la fameuse nature sauvage. Le rôle du paysan est de veiller à ce qu’elle soit le moins possible exploitée et à ce que ses capacités de résilience, de créativité, continuent d’exister ; il doit veiller à ce que la nature sauvage tende à n’être pas seulement un fantasme muséal. Plus platement, on pourrait dire que le paysan est le serviteur de la biodiversité de la nature en général, parce qu’il en est l’utilisateur sur ses propres terres en particulier. Il doit assurer les échanges entre les deux mondes, et ces échanges ne sont possibles que si lui-même reste modeste, prudent dans sa propre pratique. Cette vertu de modestie, de prudence, s’oppose non seulement à l’industrialisme, au prométhéisme, mais aussi, on l’a vu, à ce que Berry appelle l’esprit héroïque, cette volonté toute-puissante de sauver ou de conserver la nature par la planification et la maîtrise délirante de la totalité du réel que l’on retrouve chez certains écologistes.

    Cette vertu de modestie, de prudence, s’oppose à l’industrialisme, au prométhéisme.

    Mais le rôle social du paysan ne s’arrête pas à ce rappel permanent au bon sens et à la mesure. Plus concrètement, ce qu’il produit n’est pas n’importe quoi venant de n’importe où. Ne fut-ce que du point de vue culinaire, le paysan ramène du réel dans les assiettes. La logique d’un terroir, d’un enracinement, mais aussi d’une personnalisation du travail accompli, du fait de faire connaître d’où l’on vient et d’où provient ce que l’on fait, de souligner les conditions, les efforts et les contraintes concrètes, ce n’est pas de monter les murs mesquins que Brassens dénonçait, c’est bien plutôt de briser ceux des hangars des multinationales agroalimentaires où, en amont du marketing, tout est fluide, procédural et gris. C’est aussi souder des communautés dans le réel. Là où les industries interdisent la ruralité et les communautés (de voisinage, de travail, etc.) en faveur de constructions bancales dans un cadre d’urbanisation informe, la paysannerie les favorise, et de fait favorise aussi le pluralisme, l’hétérogénéité et la démocratie.

    Wendell Berry

    Un écologisme chrétien.

    Les lecteurs européens découvriront aussi dans Berry un défenseur des traditions, très largement inspiré par l’imaginaire chrétien et la lecture biblique. Rien à voir, pourtant, avec un prédicateur délirant et hypocrite de la christian belt, un béni oui-oui béat ou un quelconque Torquemada du quotidien, sec et borné. A l’heure de la société automatique, où d’algorithmes en têtes de gondole chacun est amené à se réduire à sa fonction, redécouvrir la tradition, c’est moins redécouvrir un contenu figé, étroit, étouffant, qu’une manière d’agir, de changer, lente, réfléchie, dubitative, subtile, communautaire, débattue, obstinée, aussi précautionneuse que le principe du même nom – l’opposé même de ce qu’implique le misérable slogan « travail, famille, patrie » de Pétain, ce massacreur de paysans de 1916.

    Quant à l’imaginaire chrétien, il est pour Wendell Berry une conviction profonde, pas une convention bigote. Il est aussi une ressource locale, tactique, derechef une invitation – à l’instar de celle de John Baird Callicott – faite à chaque groupe humain de trouver la sienne. Comme les nombreux chrétiens nord-américains des mouvements d’éco-justice qui relient dégâts industriels et racisme, Berry est pour beaucoup dans l’estompement du malentendu entre le christianisme et l’écologisme, notable depuis une trentaine d’années.

    Berry est pour beaucoup dans l’estompement du malentendu entre le christianisme et l’écologisme, notable depuis une trentaine d’années.

    Les écologistes des deux côtés de l’Atlantique comprennent désormais que la responsabilité culturelle du même christianisme dans la crise écologique est beaucoup plus mitigée qu’on ne le croyait au début des années 1960 ; ils redécouvrent – comme l’avaient fait du point de vue social les théologiens de la libération – des textes, des auteurs et des pratiques d’une richesse inouïe qui permettent tantôt de contrecarrer les excès d’anthropocentrisme et de transcendance effectivement contenus dans la Bible, tantôt de trouver des outils conceptuels, éthiques voire politiques (comme le sabbat ou le statut d’usufruitier de l’homme sur terre, que souligne sans cesse Berry) très utiles en contexte chrétien pour critiquer la société industrielle et consumériste, et de fait modifier les pratiques concrètes. Que les lecteurs athées ne se méprennent pas : nul besoin de croire en Dieu pour saisir l’importance du travail de Berry (et de nombre d’écologistes chrétiens, du reste) ; il suffit de prendre le Dieu monothéiste comme une métaphore de la volonté de (toute-)puissance et de tirer le fil.

    Une dernière remarque doit être faite. On n’a pas assez souligné l’ouverture en creux, discrète, peut-être pas assez appuyée, mais bien présente, que fait Wendell Berry vers la question animale, notamment quand il évoque les chevaux utilisés dans sa ferme. Cette question est trop peu traitée par les écologistes, alors même qu’elle est essentielle, puisqu’une agriculture écologique doit nécessairement refaire une place au travail animal : celui-ci ne peut décemment plus être brutalisé comme il l’a été ou continuer d’être exploité de manière injustifiable dans les usines à viande. L’usage des animaux doit être au moins aussi respectueux de leur nature intrinsèque que l’usage de la nature en elle-même.

    Frédéric Dufoing

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