Frédéric Dufoing: “Lettre ouverte à Michel Onfray”

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Gilets jaunes

Michel Onfray vient de publier, en date du 11 juin, une tribune dénonçant une manifestation organisée à Caen contre les dérives policières. Frédéric Dufoing lui répond.


 

Cher Monsieur Onfray,

A peine avais-je publié un article défendant l’initiative d’un débat sur la souveraineté et appelant les détracteurs de votre revue Front populaire à un peu d’honnêteté intellectuelle et de réflexion que je tombai sur un texte écrit par vos soins et publié sur le site de cette même revue, intitulé Eloge de la police.

Ayant suivi de très près les pratiques ignobles de la police et du système judiciaire français à l’égard des Gilets jaunes ; ayant vu s’effondrer ce qui restait d’Etat de droit dans le pays de mon bien cher Péguy, qui lutta en sa faveur dans l’affaire Dreyfus ; et sachant que vous aviez vigoureusement et avec une verve pamphlétaire succulente attaqué un gouvernement qui, non content de mettre à sac les derniers lambeaux du système de sécurité sociale, avait mobilisé ses tontons macoutes pour faire tabasser, éborgner, mutiler et enfermer des milliers de contestataires dont, pour la plupart, l’unique crime était de se vêtir de cette couleur criarde qu’est le jaune, je crus naïvement que ce titre était ironique…

La victime et le bourreau.

Que nenni ! Voici que vous passez de sympathisant communard à militant versaillais ! Avec foi et conviction, vous nous expliquez que l’on ne doit pas manifester quand la loi l’interdit, donc, philosophiquement, que la loi prime nécessairement sur la justice (Saint Augustin ! Platon ! Sortez de ce corps !) ; que vous êtes fier de faire partie d’une majorité qui aime ou du moins ne déteste pas la police ; que la France est aux mains de racistes anti-blancs, la preuve en étant, je suppose, l’immense majorité de patrons, députés, ministres, policiers, militaires, cadres, hauts-fonctionnaires, experts non blancs qui tiennent le pays d’une main de fer ; que vous n’aimez pas Castaner – ça, personne ne peut vous le reprocher – ; que vous n’appréciez pas que l’on cède à l’émotion, comme si les défenseurs d’Adama Traoré n’étaient que des émotifs sans raisons rationnelles de protester ; que le gouvernement préfère la célébration du Ramadan à la balade d’une petite vieille (opposition rhétorique ô combien émouvante, tiens donc, en plus d’être un sophisme) ; que si les assassins de Floyd l’ont étouffé pendant huit minutes alors qu’il était menotté, à terre et non armé, suppliant qu’on le laisse respirer, c’est que, dites-vous en faisant votre « travail de philosophe », ces courageux policiers américains redoutent les flots d’armes à feu, responsables de tant de violence, qui circulent dans le pays (étonnant d’ailleurs que dans des pays comme le Canada ou la Suisse, où le nombre d’armes à feu en circulation est aussi très élevé, on n’ait pas tant de meurtres les impliquant) ; que les banlieues sont des « territoires perdus de la république » (et/ou des populations abandonnées par la république, non ?) ; et, votre travail philosophique s’effilochant, que l’on a besoin de la police (pour le meilleur et pour le pire, pas les Guaranis, ni les Athéniens de Démosthène, entre autres) ; que les policiers souffrent et sont des boucs émissaires, que les bavures sont des accidents et non pas des pratiques structurelles ; et que ceux qui haïssent la police sont pour l’Europe et pour Macron (les Gilets jaunes mutilés apprécieront). Vous finissez par l’évocation du cas d’un voleur de motocyclette tabassé par des policiers.

Avec foi et conviction, vous nous expliquez que l’on ne doit pas manifester quand la loi l’interdit, donc, philosophiquement, que la loi prime nécessairement sur la justice.

Et ici, vraiment, parce que mes fibres paternelles ont vibré, je dois vous citer (c’est moi qui souligne) : « Quand un adolescent répondant au nom de Gabriel témoigne des coups qu’il a reçus, il commence son témoignage en avouant sans vergogne qu’il était en train de voler un scooter. Lorsque ce reportage passe dans l’émission matinale de Morandini (…), ce passage où il est dit que le vol précédait l’interpellation a tout bonnement été effacé. Il est alors facile de parler de prétendues violences policières : le jeune garçon n’a rien fait, il a juste été attaqué parce que des policiers voulaient le tuer, normal, c’est dans leur ADN de « fascistes » et de « terroristes » est-il dit !

La censure de cette information est troncage de l’information, elle est donc propagande et idéologie, mensonge et mystification. Le coupable se trouve transformé en victime. Le policier qui tente d’interpeller un voleur qui s’enfuit devient le coupable absolu, le coupable véritable devient la victime totale : inversion des valeurs radicales… Et voilà donc toute la police raciste, toute la police violente, toute la police coupable. »

Une réaction policière disproportionnée.

L’affaire évoquée fait l’objet d’une enquête du défenseur des droits. L’avenir nous dira ce qui s’est passé. Mais, Monsieur Onfray, cela amène plusieurs remarques.

D’abord, ce vol n’a pas encore été jugé, pas plus que l’éventuelle agression par les policiers – il est d’ailleurs assez rare, comme le savent de nombreux Gilets jaunes, que les agressions policières soient traitées par la justice, et plus rare encore qu’elles soient suivies, alors même que les faits sont avérés, par une sanction digne des actes perpétrés. C’est du reste contre cette impunité – systémique, ne vous en déplaise –, que les parents d’Adama Traoré, de nombreuses associations comme Désarmons-les et les victimes Gilets jaunes se battent.

Ensuite, en imaginant que les faits soient attestés (qu’il ait bien volé la motocyclette et que les policiers l’aient bien tabassé en lui shootant dans le visage alors que l’un des agents lui tenait les jambes), avec quelle indécence osez-vous mettre en balance la culpabilité d’un voleur de motocyclette de 14 ans et la violence inouïe, injustifiable légalement comme moralement, de plusieurs adultes détenteurs de l’autorité publique ? Moi, j’ai volé un chewing-gum dans un magasin, au même âge (et je me suis fait prendre) : fallait-il que l’on me démolît le visage à coups de pied, et, en particulier, que mes agresseurs fussent ceux qui sont censés me défendre si l’on attente à mon intégrité physique ? Et qui sont armés ? L’acte méritait-il un tel châtiment ? Vous dites que le gamin est « sans vergogne ». D’abord, c’est faux : cela se constate sans peine à travers son comportement non verbal lors de son interview. Et, de toute façon, il pourrait trouver des raisons de l’être, non ? Quand ceux qui sont les représentants de la loi vous écrasent la gueule, et oublient même de prévenir vos parents que vous êtes à l’hôpital, quelle confiance vous reste-t-il en la loi ? Bel exemple, et belle éducation, en vérité !

Dans l’œil des Gilets jaunes.

Car, mon cher Monsieur Onfray, le travail d’un policier n’est ni d’éduquer un gosse, ni de juger un prévenu, ni d’exécuter une peine, la torture ne faisant de toute façon pas partie de notre arsenal pénal, contrairement aux Etats-Unis ; et ils ne sont pas plus autorisés à user de violence que vous et moi, sinon pour maîtriser un individu dangereux, menaçant. Rien, absolument rien ne les autorise à crever l’œil d’un gilet jaune, même s’il brise une vitrine, ou à mettre à genoux pendant des heures des gamins en grève dans un lycée, pour les insulter et les filmer (trophée des psychopathes mesquins de notre époque). Il y a des règles très strictes à respecter quand on exerce ce métier, précisément parce qu’un policier, armé et membre d’une organisation armée, est toujours potentiellement plus dangereux qu’un citoyen.

Il y a des règles très strictes à respecter quand on exerce ce métier, précisément parce qu’un policier, armé et membre d’une organisation armée, est toujours potentiellement plus dangereux qu’un citoyen.

Je le sais d’autant mieux que je suis fils et petit-fils de gendarme (comme on dit : je connais la boutique de l’intérieur), que je suis enseignant et que j’ai vu plus d’une fois l’un de mes élèves revenir avec un coquard, des hématomes, ou pire, après un contrôle ou une interpellation, souvent non suivie d’une plainte, donc probablement injustifiée. Une de mes jeunes étudiantes, d’origine tunisienne, avait – après un contrôle d’identité dont elle avait eu l’outrecuidance de demander le motif – été tabassée et laissée, grelottante, en petite culotte dans une cellule pendant toute une nuit, sans pouvoir aller aux toilettes ni boire.  Sans inculpation, là non plus.

Le petit chef qui sommeille en nous.

Continuez votre « travail philosophique », Monsieur Onfray ; il vous mènera peut-être à comprendre des mécanismes bien connus en psychologie sociale (lisez Tajfel, Asch Milgram, etc.) et en anthropologie (René Girard) qui font que même un individu honnête et moral peut devenir le pire des êtres quand une institution ou un groupe l’a formaté, quand on lui a donné un sale petit pouvoir doublé d’une sale petite impunité dans son exercice. Car n’importe qui risque de devenir l’un de ces officiers qui amenèrent, sans vergogne, des pauvresses, voleuses de cuillères d’argent, au gibet de Tibburn, à Londres, au XVIIe siècle. N’importe qui risque de devenir ce fameux pompier devenu policier à l’arrière des lignes allemandes en Ukraine, et qui finit dans un Einsatzgruppen par fracasser le crâne de bébés juifs lors du massacre de Babi Yar. N’importe qui risque de devenir Papon, ou cette immense majorité de policiers qui collaborèrent sous l’occupation, ou encore l’un de ces policiers qui, pendant la guerre d’Algérie, jetèrent avec zèle des manifestants pacifiques dans la Seine. Le problème de la police, ce ne sont certes pas les individus qui sont policiers, mais la police elle-même, comme institution ; c’est l’existence d’un corps de fonctionnaires ayant le monopole de la violence légitime, comme bras armé de l’Etat. La questionner, c’est faire œuvre socratique plutôt qu’être un fou – ou alors au sens où l’entendait Erasme.

Un jour, j’ai demandé à mon gendarme de père, un homme très doux et qui n’a sans doute jamais brutalisé personne dans sa vie, ce qu’il aurait fait si on lui avait ordonné de commettre des actes violents ou illégaux du même genre que ceux de la Bac contre les Gilets jaunes ou en banlieue. Il n’a pas pu me répondre. J’en frissonne encore. Les parents de Floyd, de Traoré et la jeune Maria, Gilet jaune au crâne fracassé par des policiers cagoulés alors qu’elle quittait une manif, la connaissent, la réponse. Et, peut-être, Gabriel aussi.

Frédéric Dufoing

8 Commentaires

  1. Je me suis moi-même étonné de la prise de position “policière” de Michel Onfray, comme d’allleurs, du récent “légitimisme” d’Alain Finkelkraupt. Comment s’y retrouver ? Quel cap tenir ? Qui soutenir ? L’heure pousse à la médiocrité. Peut-être qu’il ne nous reste plus qu’à attendre la fin “naturelle” de ces temps. Elle arrivera, tôt ou tard. Comme l’Histoire le montre.

  2. Mon grand-père était aussi gendarme. Résistant, il avait intégré la gendarmerie en 1945. Il a vécu les grèves de 1947, la guerre en Algérie, et communiste, n’a jamais frappé un gréviste ou tiré sur un Algérien. Ne faites pas semblant de confondre des voyous ou des vicieux dans la police avec la majeure partie des policiers qui méritent notre confiance. Onfray fait bien la différence et ne cultive pas l’équivoque.

  3. La dissolution de la Garde Nationale après le massacre des Communeux, a obligé la bourgeoisie à trouver ses chiens de garde dans un corps de prétoriens stipendiés afin d’imposer sa propre légalité répressive.
    D’où l’ambiguïté du terme “gardien de la paix”…
    Et comme la police nationale était souvent débordée dans sa tache du “maintien de l’ordre”, on a fait appel à la Gendarmerie, qui est un corps d’élite militaire (le simple gendarme est un sous-officier). On l’a ainsi dévoyée de sa mission de prévôté et de lutte contre la délinquance ; mais Sarkozy a fait pire en ordonnant qu’elle soit placée sous la tutelle du Ministère de l’Intérieur.
    Police et Gendarmerie “nationales” sont aujourd’hui le bras séculier de la domination bourgeoise !

  4. Puisque vous êtes enseignant, je vais calquer votre raisonnement sur les enseignants, puisqu’il s’agit de deux fonctions essentielles, à savoir maintenir l’ordre et instruire. Dans ma scolarité, je ne suis tombé que sur des enseignants autoritaires ou au contraire couards, tous désabusés et pas taillés du tout pour l’enseignement. Pourtant, je sais qu’il existe des enseignants exceptionnels, à la fois compétent et humains. Puisque vous citez du vécu, parlons-en. Je connaissais personnellement un enseignant qui a été radié pour attouchement sur les parties génitales d’une mineure (un petite de CP) et un autre “muté” suite à des plaintes de parents dans un collège, sans passer par la case “Prison”. Des ordures finies qui ont été en contact pendant des années avec des enfants alors que les collègues savaient. Vous évoquez la guerre. Des enseignants n’ont-ils dénoncé des Juifs, des enfants juifs, pendant la guerre ? On connaît un enseignant de philosophie célèbre qui a même organisé une souscription pour remplacer le portrait du Maréchal Pétain qui avait été endommagé par des élèves. Je pourrais continuer, mais vous voyez où je veux en venir. Vous faites un procès d’intention à M. Onfray, mais en procédant ainsi, vous hurlez avec les loups. Il est de bon ton de le mettre devant ses contradictions, de le discréditer (des livres ont été écrits sur ce sujet) et de dire en dernière analyse que ceux qui le défendent font partie d’une secte (secte Onfray, secte Zemmour, secte Asselineau, secte Soral, etc.). Si j’apprécie vos écrits, et si vous avez raison sur de nombreux points, je ne pense pas vu le climat actuel qu’il soit judicieux de s’en prendre aux policiers par le biais d’Onfray, mais aussi aux soldats, aux enseignants, aux médecins, aux curés avec des généralisations, des omissions ou des simplifications grotesques. Bref, vous auriez pu vous dispenser d’une telle analyse fallacieuse.

  5. Je pense que le propos de Frédéric Dufoing n’est pas de stigmatiser l’ensemble des policiers comme individus – beaucoup sont des gens très bien -, mais de questionner les dangers inhérents à l’existence d’un corps de fonctionnaires ayant le monopole de la violence légitime. Autrement dit, dans une société où la police a le monopole des armes et l’exerce directement au service du pouvoir d’Etat, les dérives de ses membres doivent être prises avec un sérieux d’autant plus grand. L’arbitraire doit être proscrit dans tous les corps de métier, au nom de la justice, mais il doit être proscrit avec encore plus de rigueur chez des fonctionnaires armés. Cette exigence renvoie aussi au risque d’exploitation de la police par le pouvoir à des fins idéologiques, comme on a pu le constater lors de la crise des Gilets jaune ou lors de la répression de certaines manifestations. Rester conscient de cette réalité me semble déterminant aujourd’hui.

    Je reconnais volontiers qu’il existe parfois un discours de haine envers la police et les policiers, et, même pendant la crise des Gilets jaunes, je l’avais personnellement regretté. Reste qu’il importe de ne pas tomber de Charybde en Scylla, et d’éviter un extrême tout en évitant l’autre. Je reconnais la nécessité impérieuse des fonctions policières dans la société, mais j’aimerais que la police, tout en étant strictement encadrée, plus que n’importe quelle autre profession, soit aussi investie par le peuple (l’idée de Garde communale m’est très sympathique), et animée – sinon surveillée – par le peuple au moins autant que par le pouvoir administratif.

    J’ajoute pour terminer que Frédéric Dufoing n’a jamais crié avec les loups face à Michel Onfray, et qu’il a même dans nos colonnes, tout récemment, dénoncé certaines campagnes de presse calomnieuses et sophistiques à son endroit.

  6. Qu’il est difficile de n’être pas de parti pris ! Oh, certes, chacun parle du bal comme il y a dansé : comment aimer ceux qui vous tabassent et vous éborgnent parce que vous osez clamer votre détresse, mais aussi quelle société serait la nôtre sans la protection de la police face aux hordes de malfrats et de délinquants ?
    La police a été conçue en substitution à l’armée qui continue, dans certains pays, à tirer à balles réelles contre les manifestants. C’est donc un progrès.
    Que l’on puisse regretter certains comportements de policiers, c’est sûr. Qu’il faille les punir, assurément. Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain !

  7. Très beau texte!

    J’ajoute, à la suite de “l’éloge de la police” d’Onfray :

    Mon dieu ! Quelle honte ce texte ! Michel Onfray jusqu’au bout du bout ! J’en ai lu des saloperies mais la c’est vraiment la cerise sur l’infâme pudding ! Et Maurice Rajsfus vient de mourir… Bien à l’abri de l’arbitraire policier, Michel Onfray philosophe « libertaire », de « gôche », qui n’a jamais mis les pieds dans aucune manifestation (trop vulgaire certainement) et qui se plaint régulièrement des « raccourcis «  effectués à son encontre, insulte les personnes manifestant contre les violences policières… « Demeurés », « idiots utiles »…

    Des gens qui, pour la majeure partie, sont pourtant plus éloignés et en idée et dans les faits (et en tout!) de Macron et toute sa clique que Michel Onfray ne le sera jamais.. Des gens qui subissent certainement beaucoup plus la politique de Macron que le philosophe médiatique… Faut-il comparer les « réalités » ? Et Castaner qui laisserait faire par machiavélisme ! Ce que ne comprendraient pas, donc, tous ces abrutis décoloniaux, sans-frontiéristes, anti-flics… Que d’imbécilités ! En substance, Onfray, rebelle, libertaire de gôche, nous dit : «empéchez-les, arrétez-les ! ». Pouaaahhh ! Et vive la France ! Vive la République !

    Lui qui se dit soucieux du réel (sic!) et qui, l’éthos viriliste en avant, sérine sur tous les plateaux télé qu’il faut « faire de l’histoire » serait bienvenu de s’intéresser à l’histoire de la police nationale. Il découvrirait que s’il y a bien une constante parfaitement documentée concernant cette institution c’est qu’elle s’en prend essentiellement aux plus pauvres, aux étrangers et aux « précaires », pour le dire en un mot : aux classes « dominées ».

    Et qu’importe que les flics soient aussi des prolétaires ! Quand on se fait taper dessus, il faut bien toute l’idéologie du monde pour te persuader que la personne qui t’en mets plein la gueule est en fait ton amie… On entend cela partout en ce moment, surtout à droite : « Elle est prolétaire comme toi ! Va tu comprendre à la fin ! ». Euhh, ouais, je veux bien, mais, comment dire ? C’est bien beau ton idée mais… et le réel ? Bref l’exact inverse de ce que dit Onfray.

    Pour ce qui est de l’actualité, Onfray, « qui se soucie du réel » donc, serait également bienvenu, avant de dire n’importe quoi, de s’intéresser à la sociologie de la police. Et aussi à la sociologie des dites « zones de non droit » tant qu’on y est, à défaut d’y foutre les pieds (on ne va trop lui demander non plus).

    Quant à son « régime d’apartheid inversé » et toute la bouillie autour de cette monstrueuse saillie, faut-il vraiment argumenter ? Onfray se plaint d’être assimilé à l’extrême droite, mais franchement, avec un texte pareil, il le cherche bien !

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