Entretien: Florian Forestier “L’ubérisation du monde est en marche”

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    Forestier

    Le développement de l’Internet a chamboulé l’économie mondiale et favorisé l’émergence d’une nouvelle catégorie de travailleurs précaires : c’est ce qu’on désigne sous le terme d’ubérisation. Florian Forestier nous éclaire sur les mécanismes de cette transformation qui menace l’avenir du travail.


     

    Raphaël Juan : Florian Forestier vous êtes philosophe et vous réfléchissez aux évolutions du travail à l’ère de la prolifération numérique. Vous avez coordonné un ouvrage passionnant qui s’intitule Désubériser[1] – évidemment les réponses que vous allez donner ici n’engagent que vous. Pourquoi l’entreprise Uber est devenu le symbole patent d’une tendance lourde de l’organisation du travail contemporaine et pourquoi faut-il sortir du modèle proposé par cette entreprise au plus vite ?

    Florian Forestier : Pour y voir clair, il faut bien distinguer l’entreprise Uber de l’ubérisation. Ce terme a été introduit en 2014 par un grand patron, Maurice Lévy – PDG de Publicis à l’époque –, pour désigner la transformation d’un secteur économique par l’arrivée d’un acteur du numérique, qui vient percuter et bouleverser l’organisation des entreprises existantes, les rapports de force entre elles, et leurs chaines de valeur. Et ce de manière d’autant plus puissante que ces entreprises, technologiques, s’émancipent « de facto » de toutes les réglementations pouvant prévaloir dans un secteur donné. Ce mouvement, pour l’instant concentré sur quelques secteurs de la mobilité, de la logistique, des services de proximité, a vocation, et on le voit déjà, à s’étendre et à se généraliser à l’ensemble de l’économie, du tourisme à l’industrie automobile ou à l’énergie.

    Dans notre livre, nous nous sommes concentrés sur une dimension spécifique de l’ubérisation et sur certains acteurs bien particuliers : les plateformes « dites » d’emploi, qui jouent un rôle d’intermédiaire dans une prestation de service, plus simplement dans une relation de travail entre un prestataire et un donneur d’ordres. Ces acteurs sont présents dans différents secteurs (le transport de personnes, comme Uber et Lyft, la livraison de repas comme Deliveroo, la logistique comme Stuart, l’alimentation comme Frichti, etc.). Ils sont moins puissants que les GAFAM, mais très visibles, car ils interviennent dans notre vie quotidienne. Ce sont des entreprises jeunes, de culture anglo-saxonne, plutôt agressives, qui se sont imposées très rapidement dans des secteurs qui n’étaient pas préparés à leur arrivée en exploitant tout à la fois les avantages de leur positionnement technologique que, plus pragmatiquement, les failles des régulations « historiques ».

    Ce sont des entreprises jeunes, de culture anglo-saxonne, plutôt agressives, qui se sont imposées très rapidement dans des secteurs qui n’étaient pas préparés à leur arrivée en exploitant les avantages de leur positionnement technologique.

    Cette arrivée n’a pas eu, loin de là, que des effets négatifs : l’offre a été bouleversée, l’expérience client souvent améliorée, avec un aiguillon évident pour les entreprises historiques des secteurs concernés (il n’y a qu’à penser aux taxis). Le problème vient surtout du modèle économique de beaucoup de ces entreprises, et heureusement pas toutes. C’est une situation tout à la fois très classique – celle de l’externalisation des coûts du capital et du travail –, mais aussi spécifique, du fait de la position d’intermédiaire dans laquelle veulent se cantonner ces acteurs. Le résultat est que c’est un modèle indissociable de la précarité du travail. La plupart de ces plateformes construisent finalement un marché « secondaire » dans lequel les travailleurs sont obligés d’accepter des conditions de travail très dégradées. Leur activité (livraisons, etc.) ne produit souvent pas une grande valeur ajoutée, ce qui ne leur laisse en quelque sorte d’autre choix que de jouer sur la rémunération des travailleurs et leurs conditions de travail. C’est surtout cette tendance qu’il nous faut contrecarrer.

    Ces entreprises, par leur nature « digitale », entraînent des transformations de grande ampleur dans les formes d’organisation du travail et d’autorité qu’elles mettent en œuvre. La donnée est au cœur de leur modèle économique et relationnel. Elles utilisent des algorithmes qui fonctionnent comme des « instruments de surveillance ». En quelque sorte, les algorithmes affectent, rémunèrent et organisent la prestation de service des travailleurs. Ces derniers sont mis en compétition permanente, souvent placés dans une situation de dépendance économique forte au travers des effets et jeux de la réputation liés à la notation. Les travailleurs qualifiés ne sont pas épargnés : un professionnel doté d’une qualification solide construit sa réputation par sa compétence, reconnue. Dans le cas qui nous occupe, la réputation est entièrement aux mains de la plateforme.  Enfin, ces entreprises tendent à adapter le travail au mode de fonctionnement des algorithmes par une logique de décomposition et d’automatisation de toute activité.

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    Raphaël Juan : Pouvez-vous résumer succinctement les grands modèles d’économie du travail qui ont émergé en France en 2005 avec la généralisation de l’accès au haut débit et qui se sont donc imposés à la suite de la révolution numérique ?

    Florian Forestier : Pour cela, il faut revenir au modèle économique derrière les plateformes. Celles-ci organisent, grâce aux outils numériques, ce qu’on appelle des « marchés multifaces ». Elles mettent en relation des groupes d’utilisateurs distincts mais interdépendants (par exemple, les coursiers et leurs clients). Elles peuvent le faire de manière très fine et individualisée, en temps réel au moment où ils en ont besoin, et très facilement. Leur modèle économique est basé sur l’effet de réseau : la puissance de ces entreprises grandit au fur et à mesure qu’elles trouvent des utilisateurs, car l’utilité d’un réseau se démultiplie avec le nombre de ses utilisateurs.

    Leur apparition est en effet lié à des progrès techniques : la généralisation des smartphones, la mise en place de modes de communication (3G, 4G, 5G) permettant la transmission de grandes quantités de données.

    Leur apparition est en effet lié à des progrès techniques : la généralisation des smartphones, la mise en place de modes de communication (3G, 4G, 5G) permettant la transmission de grandes quantités de données, l’accroissement de la puissance de calcul et le développement des processus de traitement en parallèle, le perfectionnement du deep learning. Ces techniques permettent à ces entreprises de capter et d’exploiter un grand nombre de données. Comme Google, Uber ou Lyft cherchent avant tout à collecter des données, qui les mettent en position de force par rapport aux autres entreprises, aux pouvoirs publics, aux collectivités territoriales, aux individus.

    Mais cette possibilité de s’approprier et de valoriser des données est elle-même liée à des choix technologiques plus profonds, liés aux standards et aux évolutions du web. Il faut se rappeler que le web a d’abord été voulu comme un espace indépendant et décentralisé, mais que cette utopie a été peu à peu détournée avec le développement des moteurs de recherche, des réseaux sociaux, puis des autres plateformes. Celles-ci ont rapidement centralisé l’essentiel du trafic d’Internet sur quelques sites, appareils ou application, et ont construit de vastes écosystèmes construits sur le principe de la captation de la valorisation des données. Or, ce sont les standards mis peu à peu en place qui ont permis cette appropriation des données. D’où l’importance tout à fait cruciale de promouvoir d’autres standards pour favoriser vers un web plus décentralisé.

    Ubérisation, uber

    Raphaël Juan : Est-ce que le fait que les entreprises dont vous traitez dans votre livre (Uber, Deliveroo, Amazon, Airbnb…) aient des sièges sociaux à l’étranger les rendent insaisissables par le droit sauf à interdire leurs applications en France, ce qui serait peut-être une entrave à la liberté de consommer ?

    Florian Forestier : Encore une fois, il faut distinguer les entreprises dont nous parlons. Les plateformes de service comme Uber, Lyft, Deliveroo, n’ont pas la puissance ni le mode opératoire des GAFAM. Par principe, les services qu’elles proposent (transport de personnes, de marchandises, de repas) sont localisés. Par ailleurs, si les GAFAM ont des revenus colossaux, des « licornes » comme Uber cumulent plutôt les pertes pour l’instant (8,5 milliards de pertes pour 14 milliards de chiffre d’affaire l’an dernier). De fait, Uber est encore en phase d’installation et de diversification.

    Toutes ces entreprises savent en revanche très bien tirer avantage de l’enchevêtrement normatif existant pour développer leur activité, s’adapter de manière très différenciée aux spécificités du contexte national des pays où elles s’implantent, s’adapter à un marché national, local. Elles n’ont pas la même stratégie, pas la même façon de se positionner selon les pays. Même si elles entrent à chaque fois par un service précis, transport, covoiturage, etc., sur un marché donné, elles usent habilement de leur statut d’entreprise technologique. Comme vous l’avez dit, cela peut servir des fins d’optimisation fiscale – elles vont présenter leurs équipes en France comme de simples activités marketing et concentrer leurs activités à valeur ajoutée dans des pays à fiscalité avantageuse. Mais, surtout, se présenter comme une entreprise de technologies permet d’échapper aux réglementations sectorielles. Si Uber est une entreprise de technologie, elle n’est pas soumise aux mêmes contraintes (formation, sécurité) qu’une entreprise de transport.

    Ces entreprises vont présenter leurs équipes en France comme de simples activités marketing et concentrer leurs activités à valeur ajoutée dans des pays à fiscalité avantageuse.

    Ces deux stratégies sont peu à peu contrecarrées, à la fois au niveau national et européen. En France, les plateformes de VTC comme Uber, Kapten, etc., ne peuvent avoir recours qu’à des chauffeurs ayant passé un examen et doivent respecter les mêmes règles de sécurité. C’est typiquement une approche qui consiste à dire qu’exercer une activité de transport de personnes requiert des qualifications professionnelles, quel que soit le statut, que l’on soit VTC ou taxi. Dans de nombreuses villes, comme Londres ou New-York, les activités de ces plateformes sont historiquement restreintes, normées, certaines parfois interdites. D’ailleurs, cette piste donnant plus de pouvoir aux autorités locales est très féconde pour « civiliser » ces acteurs.  Cela conduira les plateformes qui en sont capables à « monter en gamme » et développer un modèle proposant plus de valeur ajoutée, donc plus pérenne. Et si elles ne montent pas en gamme, rien ne les empêche de baisser leur commission.

    Il semble que l’Union Européenne souhaite s’engager plus fermement sur ces questions. L’action est déjà visible en matière de réglementation de l’usage des données, des algorithmes : règlement général sur la protection des données (RGPD) de 2016, règlement Platform-to-Business de 2019… Une directive sur les conditions de travail transparentes et prévisibles mentionnant explicitement les travailleurs de plateformes a été adoptée en 2019. Les questions de droit du travail, et même les questions fiscales, sont à l’agenda de la nouvelle Commission, selon les déclarations de Margrethe Vestager, vice-présidente de la Commission, et Nicolas Schmit, commissaire en charge de l’emploi. Un sommet sur les plateformes était prévu pour l’automne 2020, mais sera sans doute repoussé à 2021 compte tenu de la crise sanitaire.

    uberisation, uber

    Raphaël Juan : Pensez-vous qu’il y ait une possibilité de reprise en main à l’échelle nationale ou européenne de ces nouvelles modalités de travail ? Je pense aux modèles chinois ou russes qui semblent se passer de ces plateformes souvent américaines : les Russes ont créé un Facebook national, les Chinois un concurrent national à Amazon, ils ont également leurs propres réseaux sociaux. Est-ce souhaitable selon vous et réaliste dans les Etats européens ?

    Florian Forestier : Tout dépend de ce que vous appelez « reprendre en main ». Je suppose que vous faites référence au projet russe d’un Internet qui puisse être autonomisé de l’Internet mondial, donc, en théorie, pris en main par l’Etat. La Chine, comme vous le savez, ne s’est pas contentée pour sa part de reprendre son numérique en main. Elle a fermé son marché aux acteurs américains, et, grâce à la taille de sa population, a pu développer ses propres champions, les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi), dont les chiffres d’affaire et capitalisations boursières commencent à rivaliser avec les GAFAM. Ces BATX répondent à un vrai projet, économique, social, politique. Ils jouent le rôle d’assureurs et de banques, se substituent aux banques classiques pour financer l’économie (c’est d’ailleurs de cette façon que la notation et le crédit social ont été introduits). Ils sont aussi des outils de contrôle social et de planification économique.

    L’optimisation plus que l’autonomie sont au principe de leur usage, que ce soit pour la maximisation du profit ou pour le contrôle social. Ne devrions-nous pas aussi nous demander ce que serait un web mis au service de l’autonomie individuelle et collective ?

    Pouvons-nous et voulons jouer dans cette cour là ? Faire émerger de grands acteurs capables d’agir sur le plan mondial ? Ou plus simplement ne pas être dépendants de ces acteurs étrangers. Je voudrais déplacer un peu la question. Peut-être devrions-nous d’abord nous demander ce que nous voulons faire du numérique. En un certain sens, les géants chinois et américains sont assez proches. Dans les deux cas, l’optimisation plus que l’autonomie sont au principe de leur usage, que ce soit pour la maximisation du profit ou pour le contrôle social. Ne devrions-nous pas aussi nous demander ce que serait un web mis au service de l’autonomie individuelle et collective ?

    Les réflexions abondent de fait sur ce sujet – à propos de la transparence des algorithmes, de leur audit, des données, de leur propriété. Sur ce sujet, il convient d’adopter une approche de plus en plus fine pour dépasser les options tranchées (« les données appartiennent aux entreprises », « aux individus », « aux états ») et raisonner en termes de « biens communs », c’est-à-dire de biens possédés en communs. Cette approche conduit à « démembrer » la notion de propriété des données en différents aspects (accès, usage, valorisation, etc.).

    En contrepoint de ces réflexions, il y a le désir de promouvoir un web plus décentralisé, avec des standards favorisant l’interopérabilité (comme Social Linked Data développé par Tim Berners-Lee). Si ces standards se diffusent, il sera plus facile d’empêcher la captation de données par les gros acteurs et de permettre aux petits acteurs indépendants de se développer et de se connecter en cumulant les effets de réseaux. Ces petits acteurs pourront être mis en œuvre au niveau local, dans une perspective de réappropriation – pour faire travailler ensemble des freelances d’une région, organiser plus facilement des systèmes de covoiturage, de livraison, etc.

    Un autre avantage de ces solutions locales est leur plus grande soutenabilité. Depuis plusieurs années, la problématique de la soutenabilité numérique fait l’objet de réflexions de chercheurs comme Alexandre Monnin ou Diego Landivar. Pour ceux-ci, la course à la puissance de calcul (5G, 6G déjà à l’étude) n’est pas tenable à terme, et de multiples problèmes environnementaux, d’accès et de coût des ressources pourraient bientôt apparaître et contrarier de véritables choix sur les usages du numérique que nous jugerons prioritaires.

    Ce sont différents niveaux d’action, mais ils sont tous imbriqués. Les collectifs locaux devraient bénéficier d’outils interopérables. Mais, pour que ceux-ci se développent vraiment, il faut une volonté politique à l’échelle nationale, et, idéalement, européenne.

    Taxi

    Raphaël Juan : Quels bouleversements ces nouvelles plateformes de travail et leurs applications imposent au droit du travail français et/ou européen ?

    Florian Forestier : Une des dimensions les plus importantes est celle des nouvelles formes de subordination et de contraintes auxquelles les travailleurs des plateformes (salariés comme indépendants d’ailleurs) sont exposés.

    Celles-ci prennent d’abord la forme d’une « asymétrie de pouvoir ». Les travailleurs ne sont pas juridiquement subordonnés à la plateforme, mais dans une situation d’asymétrie par rapport à elle : ce n’est pas tant parce qu’une grande part de leurs revenus en dépendent, car tous les travailleurs de plateformes ne sont pas économiquement dépendants de celles-ci, mais parce que les plateformes fixent les modalités et les prix des prestations par leurs algorithmes. Cette subordination algorithmique va plus loin. Les applications incitent les travailleurs à agir de telle ou telle façon en leur adressant des notifications, leur proposant des courses, etc. (c’est ce qu’on appelle le nudge, l’incitation à la décision). Ce sont de nouvelles formes de contrôles, qui se substituent à l’autorité hiérarchique ou à la relation contractuelle, sans qu’il existe de moyens de recours et d’action. Ces modalités concernent d’ailleurs tout le monde du travail : le management algorithmique n’épargne potentiellement aucune entreprise.

    Tout l’enjeu est de construire des protections et des modes d’action et de négociation adaptées à ces nouvelles subordinations, à l’importance prise par l’IA dans le travail.

    Florian Forestier
    Florian Forestier

    Raphaël Juan : La relation contractuelle entre l’offre de service d’un travailleur et le bénéfice du consommateur devient-elle trop déséquilibrée ? Si oui de nouveaux équilibres économiques tenant compte des pressions de l’économie numérique pourraient-ils être trouvés ? Avez-vous quelques exemples de solutions ?

    Florian Forestier : Cette évolution fait partie des solutions que nous avons dans notre livre classé dans la catégorie de la normalisation : encourager la transition de ces plateformes vers un autre modèle, qui ne soit plus basé sur la seule stratégie de dumping social. Cela s’observe d’ailleurs pour Uber : se diversifier à l’image des firmes chinoises, investir le marché de la voiture autonome (en nouant des partenariats avec Daimler, Volvo ou Toyota).

    Plus modestement, c’est le compromis qui a été trouvé dans certaines villes ou pays. À New York, des contraintes ont été inscrites dans les algorithmes pour tenir compte à la fois des coûts d’exploitation des compagnies et d’une rémunération horaire minimale des chauffeurs, mais aussi pour inciter les plateformes à augmenter le taux d’utilisation des véhicules et le recours au covoiturage. En Allemagne, les autorités ont longtemps cherché à orienter ces plateformes vers des secteurs ou segments mal desservis par les acteurs traditionnels (zones rurales, transport de personnes âgées, etc.).

     

    [1] Florian Forestier, Franck Bonot, Odile Chagny, Mathias Dufour, Désubériser. Reprendre le contrôle, Editions du Faubourg, 2020.

    2 Commentaires

    1. Passionnant. D’un point de vue marxiste, est-ce la fin du salariat qui s’annonce ou une nouvelle modalité d’ajustement du capital face à la baisse tendancielle accélérée du taux de profit ?

    2. Dans le livre, nous montrons que la transition numérique et l’ubérisation ne se résume pas à la continuation des phases précédente d’externalisation et de flexibilisation. C’est, à l’image de la révolution industrielle, une transformation majeure des modèles économiques, de la relation de travail et des rapports sociaux. Mais c’est une transformation qui advient chaque fois dans des secteurs déterminés, qui sont le fruit d’une histoire. Un des enjeux, c’est de construire des institutions et un droit qui permette de “civiliser” ce système technique, mais en s’inscrivant dans une longue tradition de droit social, droit du travail, de règlementation et d’organisation sectorielle.

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